Frise chronologique
1859
Ouverture initiale
Ouverture initiale
1859 (≈ 1859)
Gare terminus ligne Genève-Lyon en bois
1904-1908
Reconstruction en dur
Reconstruction en dur
1904-1908 (≈ 1906)
Bâtiment actuel par Rascol et d'Arbaut
4 avril 1908
Inauguration nouvelle gare
Inauguration nouvelle gare
4 avril 1908 (≈ 1908)
Remplacement de l'ancienne structure bois
1981
Arrivée des premiers TGV
Arrivée des premiers TGV
1981 (≈ 1981)
Accueil provisoire des rames
7 mai 1982
Classement monument historique
Classement monument historique
7 mai 1982 (≈ 1982)
Protection façades et salle des pas perdus
13 juin 1983
Fermeture définitive
Fermeture définitive
13 juin 1983 (≈ 1983)
Remplacée par la Part-Dieu
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du corps central et des deux ailes ; la salle des pas perdus avec son décor (cad. BC 47) : classement par arrêté du 7 mai 1982
Personnages clés
| Victor-Louis Rascol - Ingénieur |
Concepteur de la gare (1904-1908) |
| Paul d'Arbaut - Architecte |
Co-auteur du bâtiment actuel |
| Charles Lacour - Peintre |
Auteur des toiles décoratives |
| Antoine Barbier - Peintre |
Auteur des toiles décoratives |
| Yves Heskia - Architecte |
Réhabilitation en 1988 |
Origine et histoire
La gare de Lyon-Brotteaux, située dans le 6e arrondissement de Lyon, fut initialement ouverte en 1859 comme terminus de la ligne Genève-Lyon. Construite en bois pour des raisons militaires (proximité du fort des Brotteaux), elle fut raccordée à la gare de Perrache dès novembre 1859. La loi de 1884 déclenchant le déclassement du fort permit son remplacement par un édifice en dur, construit entre 1904 et 1908 sous la direction de l'ingénieur Victor-Louis Rascol et de l'architecte Paul d'Arbaut pour la Compagnie PLM.
La nouvelle gare, inaugurée en 1908, devint un nœud ferroviaire majeur sur l'axe Paris-Marseille-Lyon-Genève. Son bâtiment voyageur, orné de toiles représentant des paysages des lignes desservies (œuvres de Charles Lacour, Antoine Barbier et autres), fut classé monument historique en 1982. Malgré son rôle pionnier dans l'accueil des premiers TGV en 1981, sa taille et ses infrastructures inadaptées conduisirent à sa fermeture en 1983 au profit de la gare de la Part-Dieu, située 700 mètres plus au sud.
Désaffectée, la gare fut réhabilitée entre 2002 et 2006 par l'architecte Yves Heskia. Aujourd'hui, ses locaux abritent des bureaux (maison de ventes Aguttes, cabinets d'avocats), une brasserie, et des commerces. La halle métallique fut démolie, mais la salle des pas perdus et ses décors d'origine subsistent. Le site, desservi par le métro (station Brotteaux), reste un témoignage architectural de l'âge d'or du rail en France.
La gare des Brotteaux symbolise les mutations urbaines lyonnaises, passant d'un rôle central dans le réseau PLM à une reconversion patrimoniale. Son classement de 1982 protège ses façades, toitures, et la salle des pas perdus, tandis que les quais, encore visibles, rappellent son activité ferroviaire passée. Les peintures murales, commandées pour célébrer les destinations desservies, illustrent l'importance culturelle et économique des chemins de fer au début du XXe siècle.