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Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte dans le Haut-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine ferroviaire Gare classée MH

Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte

    3 Rue de la Gare
    68590 Saint-Hippolyte
Propriété d'un établissement public de l'Etat
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Gare dite gare du Kaiser à Saint-Hippolyte
Crédit photo : Indication Saint-Hippolyte - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1840
Ouverture initiale
1903-1907
Reconstruction impériale
1907
Inauguration
1919
Retour à la France
1976
Fermeture du guichet
30 septembre 1997
Classement MH
19 février 2010
Incendie dévastateur
2012
Rachat par la commune
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments ; hall des voyageurs ; quais (cad. 22 234) : inscription par arrêté du 30 septembre 1997

Personnages clés

Guillaume II - Empereur allemand Commanditaire de la gare et du château.
Bodo Ebhardt - Architecte Dirigea la restauration du château.
Ludwig Kriesche - Architecte berlinois Conçut les plans de la gare.
Félix Fries - Architecte initial Auteur du premier bâtiment (1840).

Origine et histoire

La gare de Saint-Hippolyte, surnommée « gare du Kaiser », fut construite entre 1903 et 1907 pour faciliter l’accès au château du Haut-Koenigsbourg, restauré par l’empereur allemand Guillaume II. Conçue par l’architecte Ludwig Kriesche, elle comprenait un bâtiment en pierre avec une tour centrale et une chambre réservée à l’empereur. Son style imposant reflétait son rôle logistique pour les matériaux de restauration et les visites impériales.

Inaugurée en 1907, la gare devint un point d’accueil pour les touristes visitant le château. Après la Première Guerre mondiale, elle passa sous gestion française (SNCF en 1938), puis allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Fermée en 1976, elle fut classée monument historique en 1997 avant d’être ravagée par un incendie en 2010. Son bâtiment, vendu puis racheté par la commune, fait aujourd’hui l’objet d’une restauration.

La gare était initialement une modeste station de troisième classe, ouverte en 1840 par la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle. Transformée pour Guillaume II, elle symbolisait l’influence allemande en Alsace-Lorraine. Son architecture, inspirée des gares alsaciennes de l’époque, mêlait pierre de taille et éléments en bois. Après sa fermeture, elle servit de décor au film La Décade prodigieuse de Claude Chabrol.

Le bâtiment, caractérisé par ses façades en moellons de grès et sa tour à arceaux, était organisé autour d’un hall voyageurs, de bureaux et d’une aile marchande. La date « 1903 » gravée sur la tourelle rappelle son origine impériale. Abandonnée dans les années 1970, elle fut partiellement détruite avant d’être préemptée par la commune en 2012. Depuis 2020, des occupants mènent sa restauration avec un financement participatif.

Située à 182 mètres d’altitude sur la ligne Strasbourg-Saint-Louis, la gare desservait aussi les villages voisins comme Ribeauvillé. Son déclin s’inscrit dans la rationalisation du réseau ferroviaire français au XXe siècle. Aujourd’hui, elle témoigne de l’histoire mouvementée de l’Alsace, entre héritage allemand et identité française, ainsi que de l’importance du patrimoine industriel ferroviaire.

Liens externes