Frise chronologique
1865
Inauguration de la première gare
Inauguration de la première gare
1865 (≈ 1865)
Trajet Paris-Brest en 18 heures.
1936-1937
Construction du bâtiment actuel
Construction du bâtiment actuel
1936-1937 (≈ 1937)
Style Art déco par Urbain Cassan.
2 juillet 2017
Mise en service LGV
Mise en service LGV
2 juillet 2017 (≈ 2017)
Paris-Brest en 3h20.
19 septembre 2018
Classement monument historique
Classement monument historique
19 septembre 2018 (≈ 2018)
Protection du bâtiment voyageurs.
29 mars 2024
Début démolition gare routière
Début démolition gare routière
29 mars 2024 (≈ 2024)
Réaménagement du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le bâtiment des voyageurs de la gare ferroviaire de Brest, à savoir le corps du bâtiment central avec son hall en totalité, la tour en totalité, ainsi que les façades et toitures des deux ailes latérales, suivant le plan annexé, ensemble figurant au cadastre section BP parcelle n°270 : inscription par arrêté du 19 septembre 2018.
Personnages clés
| Urbain Cassan - Architecte |
Concepteur du bâtiment Art déco. |
| Lucien Brasseur - Sculpteur |
Auteur du bas-relief en granit. |
Origine et histoire
La gare de Brest, terminus de la ligne Paris-Montparnasse – Brest, est inaugurée en 1865 par la compagnie des chemins de fer de l’Ouest, après la construction du viaduc de Morlaix. À l’origine, le trajet vers Paris durait 18 heures. Ce premier bâtiment marque l’arrivée du rail en Bretagne, transformant les déplacements et les échanges économiques de la région.
Le bâtiment actuel, de style Art déco, est construit entre 1936 et 1937 par l’architecte Urbain Cassan, remplaçant la structure initiale. Sa façade en granit rose, ornée d’un bas-relief sculpté par Lucien Brasseur, évoque des motifs bretons. La tour d’horloge et le hall hémicirculaire en ciment armé, baigné de lumière grâce à de hautes verrières, en font un symbole du patrimoine moderne brestois. La partie supérieure du bas-relief, endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, n’a pas été restaurée.
Classée monument historique en 2018, la gare subit des rénovations majeures à partir de 2018 pour désamianter le hall et améliorer l’acoustique, avec un achèvement prévu fin 2018 (reporté à septembre-octobre). Ces travaux visent aussi à accueillir de nouveaux commerces. En 2024, la démolition de la gare routière adjacente commence, marquant une nouvelle phase d’évolution du site.
Sur le plan ferroviaire, la gare, située à 43 mètres d’altitude (PK 622,422), est desservie par des TGV (Paris en 3h20 depuis 2017, grâce à la LGV Bretagne-Pays de la Loire) et des TER Bretagne. Elle relie Brest à Rennes, Quimper, ou Nantes, jouant un rôle clé dans le réseau régional. Son architecture, mêlant béton et élégance géométrique, s’intègre harmonieusement dans la ville reconstruite après 1945.
La gare incarne deux courants architecturaux de l’entre-deux-guerres : le style international (pour Brest) et le régionalisme (ex. : gare de Dinan). Avec cette dernière, elle est l’une des rares gares bretonnes de cette période encore debout. Son hall, ses guichets, et ses services (accès PMR, boutiques) en font un lieu vivant, tandis que des parcs à vélos et des correspondances avec bus (réseau Bibus) et cars (BreizhGo) renforcent son rôle d’intermodalité.