Décision de construction 1846 (≈ 1846)
Lancement du projet pour un ensemble judiciaire.
1847-1849
Projets architecturaux
Projets architecturaux 1847-1849 (≈ 1848)
Plans initiaux puis révisés par Carriat.
1850-1855
Construction gendarmerie/prison
Construction gendarmerie/prison 1850-1855 (≈ 1853)
Édification dans le style classique.
4 mai 1984
Protection monument historique
Protection monument historique 4 mai 1984 (≈ 1984)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : inscription par arrêté du 4 mai 1984
Personnages clés
Théophile Carriat - Architecte départementaux
Auteur des plans définitifs (1849).
Origine et histoire
La gendarmerie d'Aurillac a été conçue dans le cadre d’un projet global incluant un palais de justice et une prison, lancé en 1846 pour remplacer des locaux jugés obsolètes. Un premier plan fut proposé en 1847, suivi d’un second en 1849 par l’architecte Théophile Carriat, responsable des bâtiments départementaux du Cantal. Les travaux, menés entre 1850 et 1855, donnèrent naissance à des édifices s’inspirant des canons classiques des XVIIe et XVIIIe siècles, avec une organisation rectangulaire où la gendarmerie et la prison formaient les ailes du palais.
L’ensemble architectural se distingue par un jardin bordant les façades principales, délimité par un muret et une grille, tandis qu’un portique en saillie marque l’entrée. La cour de la gendarmerie est ceinte de bâtiments à usage d’habitation, de service ou utilitaires. Ce complexe illustre une volonté de modernisation des infrastructures judiciaires et policières sous le Second Empire, tout en perpétuant un style traditionnel.
Les façades et toitures de la gendarmerie ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du 4 mai 1984, reconnaissant leur valeur patrimoniale. Le palais de justice, construit ultérieurement (1865-1872), adopte quant à lui un style plus antiquisant, contrastant avec l’austérité classique des deux autres édifices. Aujourd’hui, le site reste un témoignage de l’urbanisme judiciaire du XIXe siècle en Auvergne.