Frise chronologique
vers 20 000 ans avant le présent (Solutréen supérieur)
Bloc sculpté majeur
Bloc sculpté majeur
vers 20 000 ans avant le présent (Solutréen supérieur) (≈ 0)
Découverte de figurations animales en bas-relief.
1863
Premières fouilles
Premières fouilles
1863 (≈ 1863)
Travaux de Paul Hurault de Vibraye.
1919-1924
Fouilles de Denis Peyrony
Fouilles de Denis Peyrony
1919-1924 (≈ 1922)
Mise au jour de niveaux Gravettien, Solutréen, Magdalénien.
25 novembre 1980
Classement monument historique
Classement monument historique
25 novembre 1980 (≈ 1980)
Protection du gisement et du promontoire rocheux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Gisement préhistorique, y compris les abris et les grottes, et promontoire rocheux du Fourneau du Diable (cad. B3 810, 815, 816 ; A4 727, 729) : classement par arrêté du 25 novembre 1980
Personnages clés
| Paul Hurault de Vibraye - Archéologue amateur |
Premières fouilles en 1863. |
| Denis Peyrony - Archéologue |
Fouilles de 1919 à 1924, découverte du bloc sculpté. |
Origine et histoire
Le Fourneau-du-Diable est un surplomb rocheux naturel dominant un site préhistorique du Paléolithique supérieur, situé à Bourdeilles, en Dordogne. Ce site, classé monument historique en 1980, a livré des blocs sculptés datés du Solutréen, dont un bloc orné de onze figurations animales (aurochs, chevaux, cervidés). Ces œuvres, aujourd’hui conservées au musée national de Préhistoire des Eyzies, témoignent d’une occupation humaine riche, avec des outils et vestiges datant du Gravettien, du Solutréen supérieur et du Magdalénien final.
Les fouilles, initiées en 1863 par l’archéologue amateur Paul Hurault de Vibraye, ont été approfondies par Denis Peyrony entre 1919 et 1924. Ce dernier a mis au jour des niveaux d’occupation variés, dont un bloc sculpté majeur en 1924, ainsi que des vestiges humains et des outils (burins, grattoirs, lames). Le site est divisé en deux zones distantes de 450 mètres : le Fourneau-du-Diable proprement dit et le gisement des Moneries, tous deux situés le long de la route départementale 106E2, en bordure de la Dronne.
Le nom du site, comme d’autres en Dordogne (ex. : « Gorge d’Enfer » aux Eyzies), évoque des références surnaturelles fréquentes pour désigner des lieux préhistoriques. Les sculptures du Fourneau-du-Diable, notamment celles des aurochs, présentent des similitudes stylistiques avec les peintures de la grotte de Lascaux, suggérant une possible attribution partielle de ces dernières au Solutréen. Les restes fauniques, dominés par le renne, soulignent l’importance de cet animal dans les chasses du Gravettien.
Le site archéologique comprend un pied de falaise bordé par un talus divisé en terrasses, avec des abris et grottes protégés depuis 1980. Les objets découverts, dont des clavicules, dents et vertèbres humaines, ainsi que des outils lithiques, illustrent une occupation continue durant le Paléolithique supérieur. En 2023, une confusion cartographique a été signalée : un rocher voisin, le « Grand Rocher », était à tort identifié comme le « Rocher de la Forge du Diable » sur le Géoportail.