Aménagement initial 1748 (≈ 1748)
Création par la marquise de Pompadour dans d’anciennes carrières.
1750-1754
Réorganisation du village
Réorganisation du village 1750-1754 (≈ 1752)
Projet global mené par la marquise de Pompadour.
1771
Compléments architecturaux
Compléments architecturaux 1771 (≈ 1771)
Travaux ajoutés par le duc de Penthièvre.
8 décembre 1992
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale 8 décembre 1992 (≈ 1992)
Inscription aux Monuments Historiques (arrêté).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Glacière, comprenant salle de découpe et puisard (cad. B 382, 384) : inscription par arrêté du 8 décembre 1992
Personnages clés
Marquise de Pompadour - Commanditaire initiale
Ordonne l’aménagement en 1748 et réorganise le village.
Duc de Penthièvre - Mécène complémentaire
Ajoute des éléments en 1771.
Origine et histoire
La glacière de Crécy-Couvé a été aménagée en 1748 dans d’anciennes carrières, sur ordre de la marquise de Pompadour, qui réorganisa le village entre 1750 et 1754. Située en contrebas du château, près des canaux et du miroir d’où la glace était extraite en hiver, elle fut complétée en 1771 par le duc de Penthièvre. Son architecture combine utilité et technique : un puits cylindrique de sept mètres de haut, voûté par la roche naturelle, et une salle de découpe adjacente. Des rigoles au sol évacuaient les eaux de fonte vers un puisard central, tandis que des couches de paillage isolaient les blocs de glace.
Le monument se compose de deux espaces principaux : la salle de découpe et le puits de stockage, conçu comme un vaste cylindre maçonné. Les murs s’élèvent jusqu’à la voûte rocheuse, créant une chambre froide naturelle. D’autres caves, non détaillées, complètent cet ensemble. La glacière illustre les techniques de conservation préindustrielles, essentielles pour les résidences aristocratiques comme celle de Crécy-Couvé. Son inscription aux Monuments Historiques en 1992 protège ce témoignage rare des pratiques domestiques du XVIIIe siècle.
Le site s’inscrit dans un paysage façonné par l’aristocratie : canaux, miroir à glace et château forment un ensemble cohérent, reflétant les aménagements hydrauliques et paysagers typiques des domaines seigneuriaux de l’époque. La glacière, bien que discrète, jouait un rôle clé dans l’approvisionnement en glace pour les besoins culinaires et médicaux de la cour. Son état actuel et sa localisation approximative (précision cartographique notée 5/10) en font un vestige à redécouvrir, ancré dans l’histoire locale d’Eure-et-Loir.