Graduation de la Saline d'Arc et Senans à Arc-et-Senans dans le Doubs
Patrimoine classéSaline
Graduation de la Saline d'Arc et Senans
Rue des Graduations
25610 Arc-et-Senans
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Propriété privée
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1773
Début de la construction
Début de la construction 1773 (≈ 1773)
Claude-Nicolas Ledoux est chargé de la construction de la saline.
1775-1779
Édification de la graduation
Édification de la graduation 1775-1779 (≈ 1777)
Période de construction des installations de graduation.
1895
Arrêt de l'activité
Arrêt de l'activité 1895 (≈ 1895)
Fermeture définitive de la saline.
1920
Destruction du bâtiment
Destruction du bâtiment 1920 (≈ 1920)
Le vaste bâtiment couvert de la graduation est détruit.
8 octobre 1991
Inscription monument historique
Inscription monument historique 8 octobre 1991 (≈ 1991)
Les vestiges de la graduation sont inscrits au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment de la Graduation : sol, y compris les vestiges et substructures qu'il contient ; canal, y compris les restes de l'encagement des roues de la pompe ; ancienne maison du charpentier : façades et toiture (cad. C 227, 639, 640, 804, 805, 849 ; ZL 27, 28, 68, 69 ; ZN 35, 36, 40, 41) : inscription par arrêté du 8 octobre 1991
Personnages clés
Claude-Nicolas Ledoux
Inspecteur général des Salines du Jura, chargé de la construction de la saline.
Pierre Vicq
A étudié les bâtiments de graduation.
Origine et histoire de la Graduation de la Saline
L’inspecteur général des Salines du Jura, Claude-Nicolas Ledoux, fut chargé en 1773 de la construction d’une nouvelle saline, dont les installations de graduation furent édifiées entre 1775 et 1779. La graduation, placée à l’extrémité du saumoduc reliant Salins-les-Bains à Arc-et-Senans sur environ 21 kilomètres, avait pour fonction d’augmenter la concentration de la saumure avant son acheminement vers les poêles de la saline. Le dispositif comprenait un canal de dérivation qui faisait tourner une roue à aubes pour actionner une pompe, une vaste halle en bois d’environ 500 mètres de long et 7 mètres de haut, ainsi que le logement du charpentier chargé de l’entretien. L’eau salée était conduite à cinq mètres de hauteur dans un tuyau horizontal perforé sur près de 500 mètres ; elle s’écoulait en pluie sur des fagots d’épines disposés dans la halle et s’évaporait partiellement sous l’effet de la ventilation, augmentant ainsi la salinité. La saumure concentrée était recueillie dans un creux formé par un madrier de sapin rainuré et légèrement incliné ; l’opération était répétée plusieurs fois jusqu’à atteindre une salinité d’environ 24 degrés. La saumure ainsi graduée était ensuite versée dans un bassin voisin d’une capacité de 900 m3 avant d’être envoyée à la saline pour extraction du sel. Après l’arrêt de l’activité de la saline en 1895, le vaste bâtiment couvert fut détruit en 1920 ; seuls les aménagements hydrauliques et le logement du charpentier ont été conservés. Ces vestiges, comprenant le bâtiment de graduation, le canal et les façades et toitures du logement du charpentier, sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 8 octobre 1991. Le site se situe près de la Saline royale de Chaux, sur la commune d’Arc-et-Senans (Doubs), le long de la route rectiligne reliant la Loue à la saline, aujourd’hui rue des Graduations. Des ressources documentaires et études, notamment la base Mérimée et des travaux sur les bâtiments de graduation comme ceux de Pierre Vicq, sont disponibles pour approfondir l’histoire et l’architecture de cet équipement industriel.