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Grand Hôtel Le Broussy, aujourd'hui Hôtel Mercure, et Grand Café Riche, actuel café Le Broussy à Rodez dans l'Aveyron

Grand Hôtel Le Broussy, aujourd'hui Hôtel Mercure, et Grand Café Riche, actuel café Le Broussy

  • 1 Avenue Victor Hugo
  • 12000 Rodez
Grand Hôtel Le Broussy, aujourdhui Hôtel Mercure, et Grand Café Riche, actuel café Le Broussy
Grand Hôtel Le Broussy, aujourdhui Hôtel Mercure, et Grand Café Riche, actuel café Le Broussy
Grand Hôtel Le Broussy, aujourdhui Hôtel Mercure, et Grand Café Riche, actuel café Le Broussy
Grand Hôtel Le Broussy, aujourdhui Hôtel Mercure, et Grand Café Riche, actuel café Le Broussy
Grand Hôtel Le Broussy, aujourdhui Hôtel Mercure, et Grand Café Riche, actuel café Le Broussy
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
1 Avenue Victor Hugo 12000 Rodez

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1891
Construction initiale
1928-1930
Rénovation Art déco
1970
Surélévation et modernisation
2007-2008
Restauration et réouverture
16 octobre 2014
Inscription Monuments Historiques
26 février 2015
Correction de l'arrêté
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures du Grand Hôtel et du Grand Café ; les salles du café avec les mosaïques du Grand Café et le hall d'entrée avec les mosaïques, la salle à manger, le salon dit Bompard avec ses toiles marouflées et le mobilier en ferronnerie lié aux élévations ainsi que la cage d'escalier de l'hôtel avec sa rampe en ferronnerie du Grand Hôtel (cad. A 281, 282, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 16 octobre 2014. L'arrêté du 26/02/2015 indique que l'arrêté du 16 octobre 2014 contient une erreur matérielle : article 1 : Sont inscrites au titre des monuments historiques les façades et toitures du Grand Hôtel Le Broussy et Grand Café Riche ainsi que la terrasse avec les mosaïques, la marquise et les jardinières, sis 1 av. Victor-Hugo et 1 rue de l'Abbé-Bessou à Rodez. Pour le Grand Hôtel Le Broussy, sont également inscrits le hall d'entrée avec les mosaïques, la salle à manger, le salon dit Bompard avec ses toiles marouflées et le décor en ferronnerie lié aux élévations ainsi que la cage d'escalier avec sa rampe en ferronnerie. Pour le Grand Café Riche sont également inscrites les salles du café avec leurs mosaïques. Cet immeuble est situé sur les parcelles suivantes : parcelle 281 d'une contenance de 390 m2 figurant au cadastre section AE (...) ; parcelle 282 d'une contenance de 268 m2 figurant au cadastre section AE lot 2 appartenance à l'association départementale des pupilles de l'enseignement public de l'Aveyron, lot 4, 5, 7, 9, (...) 6, 8 (...). L'arrêté du 16 octobre 2014 est abrogé. L'arrêté de 2014 ne prenait pas en compte l'inscription de la terrasse telle que sollicité et validée par la Commission régionale du patrimoine et des sites du 17 juin 2014.

Personnages clés

André Boyer - Architecte Dirige la rénovation de 1928-1930, ami de Paul Broussy.
Louis Lacout - Ferronnier d’art Réalise rampes, mobilier et éléments décoratifs en fer forgé.
Maurice Bompard - Peintre orientaliste Décore le salon de l’hôtel et la salle à manger.
Paul Broussy - Propriétaire-commanditaire Initiateur des travaux de 1928-1930 avec André Boyer.
Louis Vigouroux - Ébéniste Fabrique le mobilier du café dans les années 1930.
Marius et Georges Bellaclat - Mosaïstes (entreprise) Réalisent les mosaïques de façade et intérieures.

Origine et histoire

Le Grand Hôtel Le Broussy et le Grand Café Riche, situés à Rodez, forment un ensemble architectural emblématique construit en 1891. L’immeuble occupe un îlot entier entre l’avenue Victor-Hugo, la rue de l’Abbé-Bessou et la rue Croizat. Sa façade, rythmée par des ouvertures à pans coupés et des garde-corps ornés de motifs Art déco, est surmontée d’une marquise abritant une terrasse décorée de mosaïques et de jardinières en béton. À l’intérieur, le café et l’hôtel conservent des éléments caractéristiques des années 1930 : sols en mosaïque, ferronneries d’art, mobilier en velours, et plafonniers en verre blanc, reflétant l’influence de l’Art déco ruthénois, sobre et géométrique.

En 1928-1930, l’architecte André Boyer, ami du propriétaire Paul Broussy, mène d’importants travaux de rénovation, incluant la création de la terrasse, la reprise de la façade, et la transformation des espaces intérieurs. Les mosaïques sont réalisées par l’entreprise Bellaclat, tandis que les ferronneries, signées Louis Lacout, ornent escaliers, rampes et mobilier. Le peintre orientaliste Maurice Bompard décore le salon de l’hôtel de toiles marouflées et contribue aux tableaux de la salle à manger. Le mobilier du café, fabriqué par l’ébéniste local Louis Vigouroux, complète cet ensemble cohérent, alliant fonctionnalité et esthétique.

Le Grand Café Riche, avec sa grande salle compartimentée par des banquettes et des fauteuils en velours, était prolongé à l’origine par un salon communiquant avec la salle à manger de l’hôtel. Les détails comme les candélabres en fer forgé, les porte-manteaux, ou les cache-radiateurs en forme de volutes, illustrent le soin apporté au second-œuvre. La salle à manger, contrairement au salon Art déco, a conservé son décor éclectique de la fin du XIXe siècle. En 1970, l’hôtel est surélevé de deux étages, puis modernisé, avant d’être racheté en 2007 par le groupe Ruban Bleu, qui restaure les éléments patrimoniaux tout en l’adaptant aux standards contemporains.

Les façades, toitures, mosaïques, et éléments intérieurs (hall, salon Bompard, cage d’escalier) sont inscrits aux Monuments Historiques depuis 2014, après correction d’un arrêté initial omettant la terrasse. L’immeuble, divisé dans les années 1980, a vu ses chambres supérieures cédées à une association, tandis que la partie hôtelière devient un Mercure en 2008. Malgré des modifications comme la suppression de l’ancien bar ou des appliques murales, l’ensemble reste un témoignage majeur de l’architecture et de l’artisanat d’art ruthénois des années 1930.

Les artisans locaux ont joué un rôle central dans la réalisation des décors. Louis Lacout, ferronnier, signe les rampes d’escalier et les éléments de mobilier, tandis que les frères Bellaclat interviennent sur les mosaïques. Maurice Bompard, peintre orientaliste, apporte une touche artistique avec ses œuvres dans le salon et la salle à manger. Ces collaborations soulignent l’ancrage régional du projet, mêlant savoir-faire traditionnels et modernité. L’hôtel et le café, lieux de sociabilité bourgeoise, reflètent aussi l’évolution des modes de vie au début du XXe siècle, entre confort moderne et héritage historique.

Liens externes

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