Grand menhir brisé d'Er Grah à Locmariaquer dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Menhirs

Grand menhir brisé d'Er Grah à Locmariaquer

  • Le Bourg
  • 56740 Locmariaquer
Grand menhir brisé dEr Grah à Locmariaquer
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Grand menhir brisé dEr Grah à Locmariaquer
Grand menhir brisé dEr Grah à Locmariaquer
Crédit photo : Kamel15 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4500 av. J.-C.
4400 av. J.-C.
0
1700
1800
1900
2000
4600-4300 av. J.-C.
Érection du menhir
1753-1755
Première représentation connue
1889
Classement historique
1988
Fouilles archéologiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Grand menhir de Men-er-Grah (cad. G 1158) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Serge Cassen Propose une interprétation des motifs sculptés sur le menhir.
Prosper Mérimée A étudié et décrit le menhir au XIXe siècle.
Charles-Tanguy Le Roux Dirigea les fouilles archéologiques du Grand Menhir.
Jean L'Helgouac'h Dirigea les fouilles archéologiques de la Table des Marchand.
Paul-Yves Sébillot A rapporté des traditions folkloriques locales sur le menhir.

Origine et histoire du Grand menhir brisé d'Er Grah

Le Grand menhir brisé d'Er Grah est un menhir situé à Locmariaquer (Morbihan), intégré au site mégalithique comprenant le tumulus d'Er Grah et la Table des Marchand. En 1988, des fouilles ont mis en évidence qu'il s'insérait dans un alignement comprenant dix-huit autres stèles de dimensions moindres. Aujourd'hui couché et divisé en quatre fragments, il correspond à un bloc fusiforme d'environ 21 mètres pour un poids estimé entre 300 et 330 tonnes, ce qui en fait le plus grand mégalithe d'Europe. Il aurait été érigé au milieu du Ve millénaire av. J.-C. et repose sur un socle d'orthogneiss provenant vraisemblablement des environs de Vannes ou de la presqu'île de Rhuys, à une distance directe d'environ 8 à 10 km nécessitant le franchissement d'estuaires. Le transport du bloc a pu nécessiter l'utilisation de radeaux pour traverser ces zones maritimes à fort courant. La surface du menhir montre des traces d'outils en quartz ayant servi à régulariser ses faces, tandis que son arête inférieure a été rendue rectiligne ; sa forme allongée est d'origine naturelle. Deux dépressions concaves indiquent que le bloc était exposé à l'horizontale avant son extraction, où il a subi une érosion naturelle. Aucune trace de débitage volontaire ne permet d'attribuer la fragmentation à une taille; les quatre fragments résultent donc de sa chute, dont la cause reste hypothétique (foudre, renversement volontaire à une époque indéterminée, ou séisme). La fosse de fondation a été retrouvée ; endommagée à l'époque gallo‑romaine, la partie conservée montre des bords consolidés par des murets de blocs superposés et un fond recouvert de blocs adaptés à la morphologie biseautée de l'extrémité inférieure. La base était calée par un mélange de petits blocs de granite et de sédiments marins ; le menhir était enfoui dans cette fosse sur une hauteur maximale d'1,50 m et sa stabilité reposait principalement sur son propre poids. La face supérieure porte un décor sculpté en relief désormais largement attenué par l'érosion, comprenant une crosse et un second motif traduit traditionnellement par la « hache‑charrue ». Serge Cassen a proposé une lecture alternative de ce second motif en tant que représentation d'un cétacé, interprétation qui met en relation des symboles marins et terrestres dans un contexte de transition des modes de subsistance. La première représentation connue du menhir figure dans l'ouvrage du président Robien, Histoire ancienne et naturelle de la province de Bretagne (1753‑1755), où il est figuré au sol brisé en quatre morceaux aux côtés de la Table des Marchand et du tumulus. Le menhir n'apparaît pas sur le cadastre de 1830. En 1837, Prosper Mérimée nota que le bloc n'était enfoncé que de trois à quatre pieds et que sa base était orientée du côté opposé aux autres fragments ; il rapporte que les habitants n'avaient jamais prétendu l'avoir vu debout et émet l'hypothèse d'une destruction par la foudre au cours du XVIIIe siècle. L'appellation « Grand menhir brisé d'Er Grah » se répand à la fin du XIXe siècle ; localement, il était auparavant nommé Men ar hroëc'h, « Pierre de la fée » ou « Pierre de la vieille femme » en breton. Vers 1853‑1854, des projets de restauration ont été évoqués, et Paul Reveillère proposa même de le transporter à Paris pour le redresser place de la Concorde à l'occasion de l'exposition universelle de 1900. Le menhir est classé au titre des monuments historiques depuis 1889, et l'ensemble du site fit l'objet d'une campagne de fouilles dirigée à partir de 1987 par Charles‑Tanguy Le Roux (pour le Grand Menhir et Er Grah) et Jean L'Helgouac'h (pour la Table des Marchand). Les fouilles de 1988 ont identifié dix‑huit fosses de calage alignées au nord‑est de la fosse du Grand Menhir, certaines masquées par des éboulis du cairn de la Table des Marchand ; quelques‑unes contenaient la base brisée de menhirs originels. L'alignement apparaît organisé selon des blocs de natures différentes et en hauteur décroissante : orthogneiss pour le Grand Menhir, puis une série en migmatite, enfin des blocs en granite local dit de Carnac ; après fouilles, cet alignement discontinu a été matérialisé par des empierrements. Le mobilier céramique et lithique découvert dans les fosses de calage est attribué à la culture castellic, et des datations au radiocarbone sur les sédiments voisins situent la période de construction entre 4600 et 4300 av. J.-C. Dans le folklore rapporté par Paul‑Yves Sébillot, une tradition locale voulait qu'une jeune fille, pour se marier dans l'année à Locmariaquer, monte la nuit du premier mai sur le menhir et se laisse glisser ; Sébillot précise que le menhir était encore debout au début du XVIIIe siècle avant d'être foudroyé et réduit en quatre morceaux.

Liens externes