Frise chronologique
Néolithique
Construction des menhirs
Construction des menhirs
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection estimée des mégalithes.
1835
Première mention écrite
Première mention écrite
1835 (≈ 1835)
Description par le Chevalier de Fréminville.
6 janvier 1971
Classement monument historique
Classement monument historique
6 janvier 1971 (≈ 1971)
Protection officielle du grand menhir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir (cad. D 964) : classement par arrêté du 6 janvier 1971
Personnages clés
| Chevalier de Fréminville - Historien et voyageur |
Premier à décrire les menhirs en 1835. |
| René-François Le Men - Archéologue du XIXe siècle |
Auteur d'une *Statistique monumentale* (1876). |
| Louis Flagelle - Chercheur en archéologie |
Notes sur les menhirs en 1878. |
Origine et histoire
Les menhirs de Kerangosker, situés sur la commune de Pont-Aven dans le Finistère, sont deux blocs de granite érigés durant le Néolithique. Le plus imposant, haut de 5,50 mètres, se distingue par une face nord quasi verticale et une gravure en croix pattée à 1,30 m du sol. À moins de 150 mètres au nord-ouest se dresse un second menhir de 3,30 m, aux faces contrastées (plane au nord, bombée et érodée au sud). Ces monuments, mentionnés dès 1835 par le Chevalier de Fréminville, ont été décrits par plusieurs auteurs du XIXe siècle comme Ogée ou R-F. Le Men.
Le grand menhir, surnommé la pierre du Coq, est au cœur d’une légende locale : un coq en émergerait deux fois par an, à Pâques et Noël, pour chanter à minuit et révéler un trésor enfoui sous la pierre, qui se soulèverait alors. Cette tradition orale, typique du folklore breton, illustre l’importance symbolique et mystique accordée aux mégalithes par les communautés anciennes. Le site a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 6 janvier 1971, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
Les descriptions historiques du XIXe siècle, comme celles de René-François Le Men en 1876 ou de Louis Flagelle en 1878, soulignent la persistance de l’intérêt archéologique pour ces menhirs. Leurs travaux, publiés dans des bulletins savants, contribuent à documenter l’état des monuments avant les études modernes. En 2011, Yohann Sparfel et Yvan Pailler ont inclus Kerangosker dans leur Inventaire des monuments du Néolithique et de l’Âge du bronze dans le Finistère, confirmant son appartenance à un réseau mégalithique régional plus large.
Le menhir principal, en granite, présente des dimensions remarquables : 1,15 à 2,50 m de largeur à la base, avec une croix pattée gravée de 0,40 m de haut sur sa face orientale. Ces caractéristiques, associées à sa hauteur imposante, en font un exemple significatif de l’architecture mégalithique bretonne. Le second menhir, bien que moins haut, montre des traces d’érosion marquées, témoignant de son exposition prolongée aux intempéries.
La localisation exacte des menhirs, près de la ferme de Kerangosker et dans la lande de Kerveguelen, a été précisée par les sources du XIXe siècle. Aujourd’hui, leur adresse administrative est rattachée à Pont-Aven (code Insee 29217), dans l'arrondissement de Quimper. Leur préservation, assurée par le classement de 1971, permet d’étudier leur rôle dans les pratiques culturelles et religieuses du Néolithique en Bretagne.