Frise chronologique
1670-1688
Édification de la chapelle
Édification de la chapelle
1670-1688 (≈ 1679)
Style croix latine et façade corinthienne.
1670-1695
Construction du séminaire
Construction du séminaire
1670-1695 (≈ 1683)
Dirigée par l’archevêque Grammont et l’abbé Durnel.
1700s
Ajout du portail et logis
Ajout du portail et logis
1700s (≈ 1700)
Œuvre de l’architecte Galezot.
1905
Confiscation du séminaire
Confiscation du séminaire
1905 (≈ 1905)
Loi séparation Églises-État, usage militaire.
17 mars 1926
Classement de la chapelle
Classement de la chapelle
17 mars 1926 (≈ 1926)
Inscrite aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle : inscription par arrêté du 17 mars 1926
Personnages clés
| Antoine-Pierre de Grammont - Archevêque de Besançon |
Commanditaire du séminaire au XVIIe siècle. |
| Abbé Durnel - Économe et concepteur |
Auteur des plans initiaux. |
| Jean-Pierre Galezot - Architecte |
A ajouté portail et logis. |
| Stendhal - Écrivain |
Inspiré par le séminaire pour *Le Rouge et le Noir*. |
Origine et histoire
Le grand séminaire de Besançon, situé rue Mégevand dans le cœur historique de la ville, fut construit entre 1670 et 1695 sous l’impulsion de l’archevêque Antoine-Pierre de Grammont, selon les plans de l’abbé Durnel. Destiné à la formation des prêtres, cet établissement religieux incarne l’architecture classique du 3e quart du XVIIe siècle, avec une chapelle érigée entre 1670 et 1688 sur un plan en croix latine. Sa façade, ornée de pilastres corinthiens, et sa voûte gothique tardive en font un exemple remarquable du patrimoine comtois.
La chapelle, joyau du séminaire, fut classée monument historique en 1926, après sa confiscation en 1905 dans le cadre de la loi de séparation des Églises et de l’État. Le site, utilisé par l’armée jusqu’en 1929, est aussi célèbre pour avoir inspiré Stendhal : il sert de cadre au roman Le Rouge et le Noir, où le héros Julien Sorel y réside. L’architecte Jean-Pierre Galezot intervint au XVIIIe siècle pour ajouter un portail et un corps de logis, complétant l’édifice initial.
Aujourd’hui, le grand séminaire et sa chapelle, situés au 20 rue Mégevand, témoignent à la fois de l’histoire religieuse de Besançon et de son héritage littéraire. Leur préservation reflète l’importance culturelle de ce lieu, marqué par des styles architecturaux variés (classique, gothique tardif) et une histoire mouvementée, entre vocation spirituelle et réaffectations civiles.