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Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1714-1736
Construction initiale
Construction initiale 1714-1736 (≈ 1725)
Édification comme église dominicaine.
1792
Abandon par les dominicains
Abandon par les dominicains 1792 (≈ 1792)
Devenu propriété nationale après la Révolution.
1803
Affectation protestante
Affectation protestante 1803 (≈ 1803)
Devenu Grand temple réformé.
1821
Installation de l'orgue
Installation de l'orgue 1821 (≈ 1821)
Ajout d’un orgue dans le temple.
19 mars 1964
Classement monument historique
Classement monument historique 19 mars 1964 (≈ 1964)
Inscription à l’inventaire des monuments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le grand Temple (intérieur et extérieur) (cad. K 176) : inscription par arrêté du 19 mars 1964
Personnages clés
Paul Rabaut - Pasteur protestant
Inaugura le temple comme lieu réformé.
Mauric - Maître d'œuvre
Responsable de la construction initiale.
Origine et histoire du Grand temple
Le Grand temple de Nîmes est un édifice religieux emblématique de la ville, construit entre 1714 et 1736 comme église du couvent dominicain. Son architecture, marquée par une façade baroque et un intérieur sobre, reflète son double héritage catholique et protestant. À la Révolution, les dominicains abandonnent le lieu, qui devient propriété nationale avant d’être loué, puis acheté par la communauté protestante. Il est inauguré comme temple réformé en 1803 sous l’impulsion du pasteur Paul Rabaut, marquant ainsi son passage définitif au protestantisme.
La façade, de style classique pur, se distingue par ses pilastres ioniques et corinthiens, ses frontons courbes et triangulaires, ainsi que ses entablements. L’intérieur, structuré en une nef centrale et deux collatéraux, intègre des tribunes hémicirculaires aux extrémités. Deux plaques de marbre noir y exposent le Décalogue et le « sommaire de la Loi », symboles de la tradition réformée. Un orgue, ajouté en 1821, complète cet espace dédié au culte et à la musique sacrée.
Classé monument historique en 1964, le Grand temple illustre l’histoire religieuse mouvementée de Nîmes, entre héritage catholique et identité protestante affirmée. Son plan rectangulaire, ses arcades en plein cintre et ses tribunes latérales en font un exemple caractéristique des temples languedociens. Aujourd’hui, il reste un lieu actif de l’Église protestante unie de France, témoignant de la diversité culturelle et architecturale de la région Occitanie.
Situé au 23 boulevard Amiral-Courbet, le temple bénéficie d’une localisation centrale dans Nîmes, facilitant son accès et son rayonnement. Son statut de propriété associative et son inscription aux monuments historiques garantissent sa préservation. Les sources, comme la base Mérimée ou les archives de Monumentum, confirment son importance patrimoniale, tant pour son architecture que pour son rôle dans l’histoire religieuse locale.