Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection estimée du monument.
1941
Classement monument historique
Classement monument historique
1941 (≈ 1941)
Protection officielle par arrêté ministériel.
janvier 2000
Découverte du zigzag gravé
Découverte du zigzag gravé
janvier 2000 (≈ 2000)
Identification par Paul Raux d'un motif serpentiforme.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit La Grande Pierre Levée (cad. E 877) : classement par arrêté du 23 avril 1941
Personnages clés
| Paul Raux - Chercheur et découvreur |
A identifié le zigzag gravé en 2000. |
Origine et histoire
La Grande Pierre Levée de Saint-Macaire-en-Mauges est un menhir imposant, situé dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire. Avec une hauteur de 6,20 mètres hors sol et un poids estimé à 60 tonnes, il s’agit du plus haut menhir du département. Sa forme fuselée et son périmètre de 7,70 mètres à la base en font un exemple remarquable de mégalithe néolithique. Il est composé de granit dit « des Aubiers », dont un gisement se trouve à 600 mètres au nord du site. Le monument a été classé au titre des monuments historiques en 1941, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale exceptionnelle.
Le menhir présente des gravures distinctes, notamment des croix et des blasons sur ses faces est, nord et ouest, interprétées comme des traces de christianisation ultérieure. Ces motifs ne sont visibles qu’en éclairage rasant. En 2000, une découverte majeure a été faite par Paul Raux : un grand zigzag vertical gravé sur la face nord, long de 3,65 mètres (5,50 mètres en longueur développée), interprété comme un signe serpentiforme. Ce motif, visible jusqu’à 150 mètres de distance, aurait pu être aperçu de bien plus loin avant l’érosion du relief. Selon les observations de Raux, cette gravure est éclairée en lumière rasante au lever du jour entre mi-avril et mi-août, et le soir entre mi-février et mi-octobre. Une légende locale raconte qu’une fée, ayant échoué à transporter la pierre avant minuit, l’aurait abandonnée sur place.
Le menhir illustre à la fois les compétences techniques des sociétés néolithiques, capables d’ériger de tels blocs, et les réappropriations symboliques ultérieures, comme en témoignent les gravures médiévales ou modernes. Son état de conservation et sa taille en font un témoin majeur du mégalithisme dans l’Ouest de la France. Les études menées, notamment par Paul Raux, ont permis de mieux comprendre les techniques de taille et les significations potentielles des motifs gravés, tout en soulignant l’importance du site dans le paysage local, tant sur le plan historique que légendaire.