Construction des Grands moulins 4e quart du XIXe siècle - XXe siècle (≈ 1987)
Période de construction initiale et extensions
21 juillet 1987
Première inscription MH
Première inscription MH 21 juillet 1987 (≈ 1987)
Façades et toitures de la tour élévatrice
21 décembre 2011
Incendie de la passerelle
Incendie de la passerelle 21 décembre 2011 (≈ 2011)
Destruction de la liaison Seine-moulins
20 décembre 2024
Inscription complémentaire MH
Inscription complémentaire MH 20 décembre 2024 (≈ 2024)
Protection d'éléments intérieurs et extérieurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de la tour élévatrice (cad. AH 197) : inscription par arrêté du 21 juillet 1987 ; Les parties suivantes des Grands Moulins de Corbeil, situées 6 place Galignani, sur la parcelle n° 5, figurant au cadastre section AH, telles que délimitées sur le plan annexé à l'arrêté : les façades et toitures du moulin de 1905, les façades sur l'avenue Darblay et les toitures de la centrale thermique de 1905 et 1910, une partie des façades et des toitures de la nouvelle centrale de 1917-1921, à l'intérieur de la centrale thermique de 1905 et 1910, le pont roulant en acier, à l'intérieur de la nouvelle centrale de 1917-1921, les murs décorés de faïence de la salle des machines : inscription par arrêté du 20 décembre 2024
Personnages clés
Paul Emile Friesé - Maître d'œuvre
Architecte des Grands moulins
Origine et histoire des Grands moulins
Les Grands moulins de Corbeil-Essonnes sont une minoterie industrielle implantée sur la rive gauche de la Seine, dans la commune de Corbeil-Essonnes (Île-de-France). Leur construction s’étale entre le dernier quart du XIXe siècle et le XXe siècle, marquant une période clé de l’industrialisation française. Le site, toujours opérationnel aujourd’hui, est exploité par l’entreprise Soufflet, spécialisée dans la meunerie et les céréales.
Une partie des bâtiments, dont les façades et toitures de la tour élévatrice, a été inscrite aux monuments historiques dès le 21 juillet 1987. Une inscription complémentaire, datée du 20 décembre 2024, protège d’autres éléments remarquables : les façades du moulin de 1905, les toitures des centrales thermiques (1905-1910 et 1917-1921), ainsi que des décors intérieurs comme les murs de faïence de la salle des machines. Ces protections soulignent la valeur architecturale et technique du site.
Le site a subi des pertes patrimoniales, comme la destruction par incendie, le 21 décembre 2011, de la passerelle métallique reliant autrefois les moulins aux quais de la Seine. Cet événement illustre les défis de préservation auxquels sont confrontés les sites industriels historiques. L’architecte Paul Emile Friesé est identifié comme maître d’œuvre du projet, bien que peu de détails biographiques soient disponibles dans les sources.
Les Grands moulins s’inscrivent dans un réseau de minoteries majeures en Île-de-France, à l’instar des Grands moulins de Pantin ou de Paris. Leur localisation stratégique, près des voies fluviales et des axes de transport, a favorisé leur développement et leur pérennité. Le site reste un témoignage concret de l’évolution des techniques de production céréalière en France.