Frise chronologique
milieu du XIIIe siècle
Première mention écrite
Première mention écrite
milieu du XIIIe siècle (≈ 1350)
Dépendance de l'abbaye-aux-Dames pour les dîmes.
XVe-XVIe siècles
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Réutilisation d'éléments d'origine après abandon.
11 octobre 1971
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
11 octobre 1971 (≈ 1971)
Achat par la ville d'Ouistreham.
1986-1988
Restauration complète
Restauration complète
1986-1988 (≈ 1987)
Travaux de préservation du bâtiment.
octobre 2018
Exposition du trentenaire
Exposition du trentenaire
octobre 2018 (≈ 2018)
Célébration de la fin des restaurations.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. H 331) : inscription par arrêté du 11 octobre 1971
Personnages clés
| Abbesses de l'abbaye-aux-Dames - Propriétaires médiévales |
Géraient les dîmes stockées dans la grange. |
Origine et histoire
La grange aux dîmes de Ouistreham est un édifice médiéval situé dans le centre-ville, place Albert-Lemarignier, à proximité de l'église Saint-Samson. Datée des XIIIe et XIVe siècles, elle était initialement une dépendance de l'abbaye-aux-Dames de Caen. Ce bâtiment servait au stockage des dîmes prélevées sur les récoltes, troupeaux et pêches des villages environnants (Ouistreham, Bénouville, Saint-Aubin et Colleville), représentant 10 % des revenus locaux.
Abandonnée pendant la guerre de Cent Ans, la grange fut reconstruite aux XVe et XVIe siècles en réutilisant des éléments d'origine. En 1971, la ville d'Ouistreham l'acquit pour la préserver, et elle fut inscrite aux monuments historiques la même année. Des travaux de restauration majeurs eurent lieu entre 1986 et 1988, suivis d'une exposition en 2018 pour célébrer le trentenaire de sa réhabilitation.
D'une superficie de 230 m2, l'édifice présente une architecture typique avec des contreforts, des petites fenêtres, un porche et deux portes latérales. Aujourd'hui propriété communale, il témoigne du système économique médiéval lié aux dîmes et de l'histoire agricole normande. La grange est désormais un lieu patrimonial ouvert au public, symbolisant le lien entre l'abbaye-aux-Dames et les communautés rurales environnantes.