Frise chronologique
1545
Première mention écrite
Première mention écrite
1545 (≈ 1545)
Demeure de l'écuyer Murat de Montaï
XVIe siècle
Période de construction
Période de construction
XVIe siècle (≈ 1650)
Style architectural Renaissance Quercy
27 décembre 2001
Inscription MH
Inscription MH
27 décembre 2001 (≈ 2001)
Protection du logis comme monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien logis (cad. H 160) : inscription par arrêté du 27 décembre 2001
Personnages clés
| Murat de Montaï - Écuyer |
Premier occupant mentionné en 1545 |
| Jacques Ricard de Genouillac (Galiot) - Maître d'armes de François Ier |
Constructeur du château d'Assier adjacent |
Origine et histoire
La grange de Bargues, située dans l'ancienne basse-cour du château d'Assier, est un logis mentionné dès 1545 comme la demeure de l'écuyer Murat de Montaï. Ce bâtiment, inscrit monument historique le 27 décembre 2001, illustre une typologie architecturale peu représentée dans le Lot. Sa position dans l'enclos de Murat reflète la permanence d'une disposition médiévale, tout en s'inscrivant dans le contexte Renaissance du Quercy.
Le château d'Assier, dont dépendait ce logis, fut construit entre 1518 et 1535 par Jacques Ricard de Genouillac, dit Galiot de Genouillac, maître d'armes de François Ier. Ce tacticien militaire, célèbre pour ses innovations en artillerie, édifia un château reflétant son prestige, mêlant héritage médiéval (tours rondes) et influences Renaissance (loggias, frises sculptées). La grange de Bargues, bien que distincte, s'inscrit dans cet ensemble architectural marqué par la transition entre Moyen Âge et Renaissance.
Au fil des siècles, le domaine connut des transformations majeures : en 1768, le duc d'Uzès, descendant de Galiot, vendit une partie du château à des démolisseurs, ne conservant que l'aile ouest pour un usage agricole. La grange de Bargues, épargnée, témoigne aujourd'hui de cette histoire complexe, où se croisent destinées seigneuriales et adaptations rurales. Son inscription en 2001 souligne sa valeur patrimoniale dans un département riche en châteaux Renaissance comme Montal ou Cénevières.
Le site, géré par le Centre des monuments nationaux, offre un exemple rare de logis seigneurial secondaire intégré à un domaine castral. Contrairement au château, partiellement détruit, la grange de Bargues conserve une authenticité liée à son usage résidentiel dès le XVIe siècle. Son nom évoque peut-être une fonction agricole initiale, bien que les sources ne précisent pas son usage exact avant 1545.