Première attestation de la grange 1187 (≈ 1187)
La grange est mentionnée pour la première fois, confirmant son existence.
1188
Bulle pontificale
Bulle pontificale 1188 (≈ 1188)
Une bulle pontificale confirme l'existence de l'abbaye d'Hérivaux.
4e quart XIIe siècle
Construction de la grange
Construction de la grange 4e quart XIIe siècle (≈ 1287)
Période de construction de la grange dimière de la ferme d'Hérivaux.
1714
Mention des étables
Mention des étables 1714 (≈ 1714)
Un texte mentionne l'utilisation des bas-côtés en étables.
1785
Incendie de la ferme
Incendie de la ferme 1785 (≈ 1785)
Un incendie détruit une partie de la ferme, nécessitant une reconstruction.
1998
Inscription MH
Inscription MH 1998 (≈ 1998)
La grange dîmière est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grange, en totalité (cad. E 38) : inscription par arrêté du 7 janvier 1998
Personnages clés
Ascelin
Ermite fondateur de l'abbaye d'Hérivaux au XIIe siècle
Maurice de Sully
Évêque ayant érigé l'abbaye d'Hérivaux en abbaye
Origine et histoire
La grange dimière de la ferme d'Hérivaux se situe aux abords immédiats de l'ancienne abbaye d'Hérivaux (ISMH 2/11/26), dans l'écart d'Hérivaux sur la commune de Luzarches, à l'orée de la forêt de Chantilly au nord de Paris. L'abbaye, fondée au XIIe siècle par l'ermite Ascelin et érigée en abbaye par l'évêque Maurice de Sully, adopta la règle des chanoines de Saint-Augustin et fut rattachée à Saint-Victor jusqu'en 1234 ; une bulle pontificale de 1188 en confirme l'existence. La grange, attestée dès 1187, était proportionnée à l'activité agricole du domaine ; à titre de comparaison, la grange cistercienne voisine de Vaulerent correspondait à une exploitation de 380 hectares. Le bâtiment comprend trois vaisseaux de cinq travées, séparés par une double file de hautes arcades en arc brisé reposant sur des piliers quadrangulaires. Les ouvertures n'apparaissent pas sur les murs pignons mais dans l'axe médian des murs gouttereaux, caractéristique des granges agro‑pastorales destinées à l'élevage. Dans les bas‑côtés, des murs diaphragmes destinés à conforter les grandes arcades délimitent de petites pièces dont l'utilisation en étables est mentionnée dans un texte de 1714. L'orientation nord‑sud du bâtiment, plus typique des granges céréalières, suggère toutefois une utilisation diversifiée dès l'origine. La construction sur un marais asséché a rendu nécessaires des murs intérieurs de stabilisation et explique le dévers observé sur certains piliers depuis leur construction. Le haut toit en bâtière est encore visible derrière les bâtiments de la ferme, mais la grange elle‑même n'est pas visible depuis le domaine public. Les bâtiments de la ferme entourant la grange ont été reconstruits après plusieurs incendies, notamment celui de 1785, et ne sont pas antérieurs à la fin du XVIIIe siècle. À la Révolution, la ferme fut dissociée de l'abbaye et vendue comme bien national. La grange dîmière a été inscrite au titre des monuments historiques le 7 janvier 1998.