Frise chronologique
1119
Fondation de l'abbaye de Mazan
Fondation de l'abbaye de Mazan
1119 (≈ 1119)
Fille de Bonnevaux, abbaye mère du Cheylard
1217
Première attestation à Aubenas
Première attestation à Aubenas
1217 (≈ 1217)
Bulle pontificale mentionnant Mazan
XIVe siècle
Apparition du domaine du Cheylard
Apparition du domaine du Cheylard
XIVe siècle (≈ 1450)
Première mention certaine du site
1661
Construction du corps de logis
Construction du corps de logis
1661 (≈ 1661)
Travaux malgré l'état de ruine
2007
Classement monument historique
Classement monument historique
2007 (≈ 2007)
Protection de l'ensemble architectural
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La totalité des bâtiments du Cheylard et des parcelles sur lesquelles ils se trouvent autour de la rivière Mercouare avec son pont, ainsi que le système d'irrigation souterrain, sis au lieudit le Cheylard (cad. A 149 à 152, 2727, 2728, 3283 à 3288, 3290, 3291, 3688) : inscription par arrêté du 5 mars 2007
Personnages clés
| Abbés de Mazan - Propriétaires et gestionnaires |
Dirigeaient le domaine jusqu'à la Révolution |
| Moines cisterciens - Exploitants et bâtisseurs |
Entretenaient grange et système hydraulique |
| Acquéreurs révolutionnaires - Nouveaux propriétaires post-1789 |
Transformèrent le site en brasserie |
Origine et histoire
La grange du Cheylard était une exploitation agricole dépendant de l'abbaye de Mazan, fondée en 1119 comme fille de Bonnevaux. Sa présence à Aubenas est attestée dès 1217 par une bulle pontificale. Le domaine apparaît clairement au XIVe siècle, devenant au XVe siècle une résidence abbatial. Les bâtiments, organisés en U autour d'une cour, incluent une église à nef unique aux baies romanes, un cellier et une galerie à arcades brisées.
Au XVIIe siècle, malgré son état de « couvent ruiné », les religieux y construisent un corps de logis en 1661. Le domaine, exploité pour l'agriculture et l'extraction de pierre au XVIIIe siècle, est vendu comme bien national lors de la Révolution. Au XIXe siècle, il abrite une brasserie avant de retourner à des paysans. Son système hydraulique, incluant un pont et des canaux, témoigne de son organisation médiévale.
Classée monument historique en 2007, la grange conserve des éléments défensifs (mur d'enceinte, porte disparue) et un réseau d'irrigation souterrain. Les parcelles autour de la rivière Mercouare, avec leur pont et leur système hydraulique, sont protégées. L'édifice illustre l'évolution d'un domaine cistercien, de l'exploitation monastique à l'usage agricole et industriel.
L'abbaye de Mazan, la plus méridionale des fondations cisterciennes, joua un rôle économique et spirituel majeur en Ardèche. Le Cheylard, initialement centre de production, reflète l'architecture utilitaire et religieuse des granges monastiques, adaptée aux besoins locaux (agriculture, gestion de l'eau).