Existence attestée des granges jumelles 1820 (≈ 1820)
Mention historique des deux granges encore debout.
milieu du XVIIIe siècle
Apparition du type architectural
Apparition du type architectural milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Construction des premières granges ovales dans la région.
28 novembre 1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 28 novembre 1996 (≈ 1996)
Protection officielle des granges et de leur aménagement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Granges ovales jumelles avec leur aménagement intérieur (cad. CK 145, 148) : classement par arrêté du 28 novembre 1996
Origine et histoire des Granges ovales
Les granges ovales jumelles de Vaux, situées à Payzac en Dordogne, sont un exemple rare d’architecture agricole spécifique à la région frontalière entre la Haute-Vienne, la Corrèze et la Dordogne. Leur construction, apparue vers le milieu du XVIIIe siècle, se distingue par un plan elliptique et une ossature en bois composée de six piliers carrés supportant des arbalétriers. Ces éléments définissent la forme ovale, tandis que les murs en schiste et quartz, non porteurs, assurent uniquement un rôle de clôture. À l’origine, ces granges étaient couvertes de chaume, et leur portail principal s’ouvrait en retrait au centre de la façade.
Ces granges jumelées existaient déjà en 1820, comme en témoignent les archives. Une troisième grange, initialement similaire, a été remplacée par un bâtiment rectangulaire respectant les mêmes principes constructifs. La plus grande des deux granges conservées sert toujours de grange-étable, tandis que la seconde, légèrement plus petite, est dédiée au stockage des céréales (blé, seigle), des légumes et des fruits. Aujourd’hui, les deux granges sont couvertes de tôle, marquant une évolution des matériaux utilisés.
Leur classement comme Monument Historique par arrêté du 28 novembre 1996 souligne leur valeur patrimoniale exceptionnelle. Ce type de construction reflète les techniques agricoles et les besoins de stockage de l’époque, adaptés aux ressources locales et aux pratiques rurales de la région. Leur préservation offre un témoignage unique de l’ingéniosité architecturale et de la vie paysanne en Nouvelle-Aquitaine aux XVIIIe et XIXe siècles.