Construction du manoir fin XVe siècle (≈ 1595)
Après la guerre de Cent Ans
1700s
Transformation en étable
Transformation en étable 1700s (≈ 1700)
Perte des cheminées intérieures
1728
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1728 (≈ 1728)
Mariage Catherine Maillart-Le Vaillant
9 février 1927
Inscription Monument historique
Inscription Monument historique 9 février 1927 (≈ 1927)
Classé comme grenier à dîmes
1971
Reconnaissance comme logis seigneurial
Reconnaissance comme logis seigneurial 1971 (≈ 1971)
Par Yves Lescroart
1991
Restauration de la façade
Restauration de la façade 1991 (≈ 1991)
Retrait des appentis non originaux
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grenier à dîmes de Saint-Gilles-du-Livet : inscription par arrêté du 9 février 1927
Personnages clés
Famille Maillart - Propriétaires (XVe–XVIIIe siècles)
Seigneurs de Livet et Dozulé
Catherine Maillart - Dernière héritière
Épouse un Le Vaillant en 1728
Yves Lescroart - Historien de l'architecture
Identifie le logis seigneurial en 1971
Origine et histoire du grenier à dîmes
Le manoir de Saint-Gilles-de-Livet, initialement classé comme grenier à dîmes en 1927, fut construit à la fin du XVe siècle après la guerre de Cent Ans, période de reconstruction active en Normandie. Ce logis seigneurial en pans de bois, typique de l’époque, appartenait à la famille Maillart (XVe–XVIIIe siècles) avant de passer aux Le Vaillant par mariage en 1728. Son architecture, avec encorbellements et sculptures, révèle son usage noble avant sa conversion en bâtiment agricole au XVIIIe siècle.
L’édifice, inscrit aux Monuments historiques, présente une façade sud à cinq travées avec un décor de croix de Saint-André et des fenêtres à volets coulissants, caractéristiques des logis médiévaux. À l’intérieur, deux pièces par niveau étaient desservies par des cheminées adossées, aujourd’hui disparues. La façade nord, moins ouvragée, conserve des traces d’une galerie extérieure et d’un escalier, tandis qu’à proximité, une chapelle du XVIe siècle (Saint-Gilles) et un pressoir cidricole témoignent de l’activité agricole locale.
Transformé en étable au XVIIIe siècle, le manoir fut restauré à partir de 1991 pour retrouver son aspect d’origine, notamment sa façade sud. Le site, lié à une ancienne motte féodale, inclut aussi un pressoir à pommes et une église privée, toujours exploitée pour la production de cidre. Ces éléments illustrent l’évolution d’un domaine seigneurial vers une exploitation agricole normande.
La confusion initiale sur sa fonction (grenier à dîmes) fut corrigée en 1971 par Yves Lescroart, qui identifia ses marques de logis seigneurial. Le manoir, situé à 700 m de Rumesnil et près de la rivière Dorette, incarne ainsi l’histoire rurale et architecturale de la Normandie post-médiévale, entre reconstruction, activité cidricole et patrimoine préservé.