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Grenier de la ville à Besançon dans le Doubs

Grenier de la ville

  • 27 Rue des Boucheries
  • 25000 Besançon
Grenier de la ville
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Grenier de la ville
Grenier de la ville
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
27 Rue des Boucheries 25000 Besançon

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1720-1726
Construction du grenier
1860
Création école d'horlogerie
28 juin 1929
Première inscription MH
16 septembre 1933
Seconde inscription MH
1968
Devenir conservatoire national
2013
Départ du conservatoire
2016
Vente du bâtiment
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Facade et toiture de l'école d'Horlogerie (sur la place de la Révolution) au 27 rue des Boucheries : inscription par arrêté du 28 juin 1929 ; Façade et toiture, ainsi que la chaussée et le quai (quai Vauban) : inscription par arrêté du 16 septembre 1933 ; Les parties suivantes de l’enceinte urbaine : les vestiges enfouis de la contrescarpe de la tour bastionnée de Rivotte situés sur la parcelle 58 (section DK), les vestiges du rempart, même ceux enfouis, entre la tour bastionnée de la Rivotte et la tour bastionnée de Brégille, situés sur la parcelle n°11 (section AK), la partie du rempart entre le bastion du moulin Saint-Paul et les vestiges de la tour bastionnée Saint-Pierre, située 22 avenur Arthur-Gaulard, sur les parcelles n°16 et 67 (section AH), les vestiges de la tour bastionnée Saint-Pierre située rue Elisée Cusenier, sur la parcelle n°29 (section AE), les vestiges enfouis de la lunette de Bregille, situé sur la parcelle n°109 (section CX), le corps de garde est de Chamars du XVIIIe siècle, situé 2 avenue de la Gare d’Eau, sur la parcelle n°36 (section AR), l’ensemble des vestiges enfouis de la seconde ligne de remparts situés sous l’hôpital Saint-Jacques, sur la parcelle n°5 (section AV), 2 avenue de la Gare d’eau, parking du Département Doubs, 4 et 6 avenue de la Gare d’eau, sur les parcelles n°35, 44, 48 et 73 (section AR), le corps de garde nors de la porte d’Arènes, situé sur la parcelle n°164 (section AX), tels que délimités en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 10 septembre 2019

Personnages clés

Jean-François Charron - Professeur de mathématiques Co-auteur des plans du grenier.
Isaac Robelin - Architecte militaire Concepteur du bâtiment néo-classique.

Origine et histoire

Le grenier municipal de Besançon, aussi appelé grenier d'abondance, est un bâtiment néo-classique du XVIIIe siècle, construit entre 1720 et 1726 sur les plans de Jean-François Charron, professeur de mathématiques, et de l'architecte militaire Isaac Robelin. Il fut conçu pour remplacer un grenier à blé de l’Hôtel de ville devenu trop petit, et s’inscrit dans une période où la ville craignait les famines, notamment en temps de guerre. Sa façade en pierre de Chailluz, typique de Besançon, arbore des motifs sculptés évoquant l’abondance agricole, avec des représentations de déesses latines comme Pomone et Proserpine.

À partir des années 1860, le bâtiment accueille l’École nationale d'Horlogerie, créée pour répondre aux besoins de l’industrie horlogère locale en plein essor. Cette école y reste jusqu’en 1933, date à laquelle elle est transférée dans un nouveau lycée Art déco. Parallèlement, en 1860, la municipalité y installe une école municipale de musique, qui évolue en 1968 pour devenir le Conservatoire National de Région, géré plus tard par Grand Besançon Métropole. Le conservatoire quitte les lieux en 2013 pour la Cité des Arts.

Inscrit aux monuments historiques en 1929 pour sa façade et sa toiture, puis en 1933 pour ses abords (quai Vauban), le grenier est un témoignage architectural et fonctionnel des adaptations urbaines de Besançon. Après 2013, la ville le vend en 2016 à une société locale pour un projet mêlant café-restaurant et bureaux, dans le cadre d’une réhabilitation coordonnée avec le musée des beaux-arts voisin. Son horloge et sa devise latine « Utinam » (Plaise à Dieu) rappellent encore aujourd’hui son rôle historique de protection contre les pénuries.

La façade néo-classique, ornée de symboles agricoles, reflète l’importance stratégique des réserves de blé au XVIIIe siècle. Les vantaux du portail, sculptés de corbeilles de fruits et d’épis, soulignent cette vocation première. Le bâtiment, avec ses quatre niveaux et ses 2000 m2, illustre aussi l’évolution des usages publics : de grenier à blé à lieu de formation, puis à espace culturel, avant sa reconversion contemporaine.

Son inscription aux monuments historiques couvre à la fois la structure elle-même et des éléments urbains adjacents, comme le quai Vauban, témoignant de son intégration dans le patrimoine bisontin. La pierre de Chailluz, matériau local, et le fronton triangulaire avec son horloge mécanique en font un exemple remarquable de l’architecture utilitaire et symbolique de l’époque moderne en Franche-Comté.

Liens externes

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