Construction de la porte Saint-Éloi XIIIe siècle (≈ 1350)
Porte originale intégrée aux remparts.
1548
Enlèvement de la cloche par Henri II
Enlèvement de la cloche par Henri II 1548 (≈ 1548)
Punition après la révolte des Pitauds.
XVe siècle
Transformation en beffroi
Transformation en beffroi XVe siècle (≈ 1550)
Ajout du clocher du ban communal.
1561
Retour de la cloche
Retour de la cloche 1561 (≈ 1561)
Restitution sous la pression populaire.
1755
Incendie et remaniement
Incendie et remaniement 1755 (≈ 1755)
Ajout du crénelage et du campanile.
1775
Coulée de la cloche actuelle
Coulée de la cloche actuelle 1775 (≈ 1775)
Œuvre du fondeur Turmeau (7,8 tonnes).
12 juillet 1886
Classement monument historique
Classement monument historique 12 juillet 1886 (≈ 1886)
Protection des tours et de la porte.
1991
Classement de la cloche
Classement de la cloche 1991 (≈ 1991)
Reconnue comme objet historique.
2016
Restauration et nouvelle sonnerie
Restauration et nouvelle sonnerie 2016 (≈ 2016)
Sonne désormais chaque premier dimanche.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La porte et les tours, dites de la Grosse Cloche (cad. HD 0198) : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
Henri II - Roi de France
Fit enlever la cloche en 1548.
Turmeau - Fondeur de cloches
Coulée de la cloche en 1775.
Paul Larroque - Mathématicien et astronome
Conçut l’horloge en 1759.
Origine et histoire
La Grosse cloche de Bordeaux, surnommée aussi porte Saint-Éloi ou porte Saint-James, est un vestige rare des remparts médiévaux de la ville, construit au XVe siècle sur les fondations d’une porte du XIIIe siècle. Intégrée au rempart et adossée à l’église Saint-Éloi, elle marquait le chemin des pèlerins vers Compostelle, d’où le nom de la rue Saint-James, dérivé du gascon Sant Jacme (« Saint Jacques »). À l’origine, l’ensemble comptait six tours rondes, dont deux seulement subsistent aujourd’hui, reliées par un bâtiment central et surmontées d’un léopard d’or, symbole des armes de la Guyenne anglaise.
Transformée en beffroi communal dès le XVe siècle, la Grosse cloche abritait le clocher du ban, utilisé pour rythmer la vie urbaine : signal des vendanges, alertes aux incendies, ou sonneries des fêtes. Les magistrats bordelais en firent un emblème civique, au point que les rois de France, comme Henri II, la firent enlever en 1548 pour punir la révolte des Pitauds (jacquerie locale). Rendue en 1561 sous la pression populaire, elle devint un symbole de résistance et figure toujours sur les armoiries de Bordeaux. La cloche actuelle, coulée en 1775 par le fondeur Turmeau, pèse 7,8 tonnes et est classée depuis 1991.
Les tours, hautes de 40 mètres, furent remaniées après l’incendie de 1755, avec l’ajout d’un crénelage et d’un campanile en forme de poivrière. La grille en fer forgé (XVIIIe siècle) porte les armes de la ville, tandis que des gargouilles du XVe siècle et des inscriptions marmoréennes de 1592 subsistent. L’horloge, installée en 1759 d’après les plans de l’astronome Paul Larroque, remplace un mécanisme de 1567. La cloche, autrefois sonnée pour les événements majeurs (Libération de 1944, visite du général de Gaulle en 1961), résonne aujourd’hui lors des commémorations nationales et le premier dimanche de chaque mois.
Classée monument historique en 1886, la Grosse cloche incarne l’identité bordelaise. Son inscription gravée résume ses fonctions : « J'appelle aux armes / J'annonce les jours / Je donne les heures / Je chasse l'orage / Je sonne les fêtes / Je crie à l'incendie. » Restaurée en 2016, elle reste un lieu de visite prisé, ouvert l’été, et un témoin privilégié de l’histoire médiévale et moderne de Bordeaux.
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