Premier haut fourneau 1530 (≈ 1530)
Installation du premier haut fourneau connu.
1611
Première affinerie attestée
Première affinerie attestée 1611 (≈ 1611)
Activité métallurgique confirmée par des archives.
1687-1689
Reconstruction de l'affinerie
Reconstruction de l'affinerie 1687-1689 (≈ 1688)
Travaux menés par Thomas Ruel.
1854
Acquisition par Jules Roussel
Acquisition par Jules Roussel 1854 (≈ 1854)
Rachat du site par un industriel.
1856
Reconstruction du haut-fourneau
Reconstruction du haut-fourneau 1856 (≈ 1856)
Donne sa forme circulaire unique.
vers 1870
Cessation d'activité
Cessation d'activité vers 1870 (≈ 1870)
Fin de la production industrielle.
26 septembre 1990
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 26 septembre 1990 (≈ 1990)
Protection des bâtiments emblématiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Haut-fourneau ; entrepôts de stockage avec leurs arches ; façades et toitures de la halle à charbon, de la maison du contremaître, du logement des ouvriers, de deux ateliers annexes, de deux bâtiments agricoles (cad. G2 288, 292, 294, 298, 300) : inscription par arrêté du 26 septembre 1990
Personnages clés
Jules Roussel - Propriétaire et commanditaire
Acheteur et reconstructeur du site en 1856.
Thomas Ruel - Fermier général et reconstructeur
Responsable des travaux de 1687-1689.
Origine et histoire
La grosse forge de Saint-Denis-sur-Sarthon est un ancien bâtiment industriel situé dans le département de l'Orne, en Normandie. Ce site, daté du 3e quart du XIXe siècle, se distingue par son haut-fourneau circulaire en schiste, une particularité architecturale sans équivalent connu dans l'Ouest de la France. Il a été reconstruit en 1856 par Jules Roussel, propriétaire de la forge d'Orthe (Mayenne), après son acquisition en 1854. Ce fourneau succédait à plusieurs générations d'installations métallurgiques, dont la première remontait aux années 1530.
Le site était dédié à la production de fonte et de coussinets pour les rails du chemin de fer d'Alençon, utilisant du minerai extrait localement à La Ferrière Bochard. À son apogée, vers 1858, il employait une cinquantaine d'ouvriers. Le fer produit était principalement destiné à un usage agricole et aux cloutiers des villages voisins comme Chahains, Tinchebray et Chanu. L'activité a cessé vers 1870, mettant fin à une longue tradition métallurgique locale.
L'affinerie, attestée dès 1611, a connu plusieurs phases de reconstruction, notamment entre 1687 et 1689 par Thomas Ruel, fermier général de la baronnie de La Roche-Mabile. En 1789, l'usine fut couplée avec le haut fourneau de la Bataille, renforçant son rôle économique régional. Le site a été partiellement inscrit aux monuments historiques le 26 septembre 1990, préservant ainsi des éléments clés comme le haut-fourneau, les entrepôts, la halle à charbon et les logements ouvriers.
Aujourd'hui, la grosse forge témoigne de l'importance de la métallurgie dans le développement industriel de la Normandie au XIXe siècle. Son architecture et son histoire reflètent les évolutions techniques et économiques de l'époque, ainsi que le rôle des commanditaires locaux comme Jules Roussel. La précision de sa localisation est jugée très satisfaisante, et le site reste un exemple remarquable du patrimoine industriel français.