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Grosse forge de Saint-Denis-sur-Sarthon dans l'Orne

Patrimoine classé
Patrimoine industriel
Forge

Grosse forge de Saint-Denis-sur-Sarthon

    La Forge
    61420 Saint-Denis-sur-Sarthon
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1530
Premier haut fourneau
1611
Première affinerie attestée
1687-1689
Reconstruction de l'affinerie
1854
Acquisition par Jules Roussel
1856
Reconstruction du haut-fourneau
vers 1870
Cessation d'activité
26 septembre 1990
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Haut-fourneau ; entrepôts de stockage avec leurs arches ; façades et toitures de la halle à charbon, de la maison du contremaître, du logement des ouvriers, de deux ateliers annexes, de deux bâtiments agricoles (cad. G2 288, 292, 294, 298, 300) : inscription par arrêté du 26 septembre 1990

Personnages clés

Jules Roussel - Propriétaire et commanditaire Acheteur et reconstructeur du site en 1856.
Thomas Ruel - Fermier général et reconstructeur Responsable des travaux de 1687-1689.

Origine et histoire

La grosse forge de Saint-Denis-sur-Sarthon est un ancien bâtiment industriel situé dans le département de l'Orne, en Normandie. Ce site, daté du 3e quart du XIXe siècle, se distingue par son haut-fourneau circulaire en schiste, une particularité architecturale sans équivalent connu dans l'Ouest de la France. Il a été reconstruit en 1856 par Jules Roussel, propriétaire de la forge d'Orthe (Mayenne), après son acquisition en 1854. Ce fourneau succédait à plusieurs générations d'installations métallurgiques, dont la première remontait aux années 1530.

Le site était dédié à la production de fonte et de coussinets pour les rails du chemin de fer d'Alençon, utilisant du minerai extrait localement à La Ferrière Bochard. À son apogée, vers 1858, il employait une cinquantaine d'ouvriers. Le fer produit était principalement destiné à un usage agricole et aux cloutiers des villages voisins comme Chahains, Tinchebray et Chanu. L'activité a cessé vers 1870, mettant fin à une longue tradition métallurgique locale.

L'affinerie, attestée dès 1611, a connu plusieurs phases de reconstruction, notamment entre 1687 et 1689 par Thomas Ruel, fermier général de la baronnie de La Roche-Mabile. En 1789, l'usine fut couplée avec le haut fourneau de la Bataille, renforçant son rôle économique régional. Le site a été partiellement inscrit aux monuments historiques le 26 septembre 1990, préservant ainsi des éléments clés comme le haut-fourneau, les entrepôts, la halle à charbon et les logements ouvriers.

Aujourd'hui, la grosse forge témoigne de l'importance de la métallurgie dans le développement industriel de la Normandie au XIXe siècle. Son architecture et son histoire reflètent les évolutions techniques et économiques de l'époque, ainsi que le rôle des commanditaires locaux comme Jules Roussel. La précision de sa localisation est jugée très satisfaisante, et le site reste un exemple remarquable du patrimoine industriel français.

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