Frise chronologique
42 000 ± 3 000 ans
Niveaux moustériens datés
Niveaux moustériens datés
42 000 ± 3 000 ans (≈ 0)
Parmi les plus récents d’Europe.
1866
Découverte du site
Découverte du site
1866 (≈ 1866)
Par Pinchinat et Portes, médecins naturalistes.
30 juin 1928
Classement monument historique
Classement monument historique
30 juin 1928 (≈ 1928)
Sous l'appellation officielle actuelle.
2016
Reprise des fouilles
Reprise des fouilles
2016 (≈ 2016)
Dirigées par Thibaud Saos.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grotte d'habitation et abri sous roche de la Crouzade (cad. C 150) : classement par arrêté du 30 juin 1928
Personnages clés
| Émile Pinchinat - Médecin naturaliste |
Codécouvreur de la grotte en 1866. |
| M. Portes - Pharmacien à Gruissan |
Codécouvreur du site en 1866. |
| Théodore Rousseau - Archéologue |
Premières fouilles en 1874. |
| Théophile Héléna - Archéologue |
Fouilles entre 1912 et 1931. |
| Thibaud Saos - Archéologue contemporain |
Dirige les fouilles depuis 2016. |
Origine et histoire
La grotte de la Crouzade est une vaste cavité calcaire du massif de la Clape, classée monument historique depuis 1928. Elle se distingue par la découverte des premiers galets peints aziliens, bien que leur datation n’ait été confirmée qu’après les travaux d’Édouard Piette au Mas d'Azil. Ces peintures, associées à des outils lithiques, en font un site clé pour comprendre l’art mobilier préhistorique en Europe.
La grotte fut explorée dès 1866 par Pinchinat et Portes, puis fouillée par Théodore Rousseau (1874) et Théophile Héléna (1912-1931). Les campagnes ultérieures, notamment celles de Philippe Héléna (1946) et de Thibaud Saos (depuis 2016), ont révélé des occupations successives : Moustérien (42 000 ans), Aurignacien, Gravettien, Magdalénien, Sauveterrien et Néolithique. Des fossiles d’Homo neanderthalensis et d’Homo sapiens y ont aussi été exhumés.
Les niveaux moustériens de la Crouzade, datés à 42 000 ± 3 000 ans, comptent parmi les plus récents d’Europe. Le site illustre ainsi la transition entre Néandertaliens et Homo sapiens, ainsi que l’évolution des cultures matérielles du Paléolithique. Les fouilles récentes (depuis 2016) visent à affiner la chronostratigraphie du site, comme en témoignent les publications de Saos et al. (2019).