Frise chronologique
1884
Première fouille archéologique
Première fouille archéologique
1884 (≈ 1884)
Découverte des premiers outils par Joseph Tournier.
1910
Seconde campagne de fouilles
Seconde campagne de fouilles
1910 (≈ 1910)
Mise au jour de deux foyers magdaléniens.
13 juin 1913
Premier classement Monument Historique
Premier classement Monument Historique
13 juin 1913 (≈ 1913)
Protection initiale du site préhistorique.
1981
Aménagement du canal de dérivation
Aménagement du canal de dérivation
1981 (≈ 1981)
Modification du paysage autour du site.
15 décembre 2011
Classement complémentaire
Classement complémentaire
15 décembre 2011 (≈ 2011)
Extension de la protection à l’abri entier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'abri sous roche en totalité, ainsi que son talus d'entrée (cad. B 1234, lieudit le Molard, coordonnées planimétriques CC 46 X 1905,150 Y 5163,280) : classement par arrêté du 15 décembre 2011, modifiant l'arrêté de classement du 13 juin 1913
Personnages clés
| Joseph Tournier - Archéologue |
A fouillé la grotte en 1884 et 1910. |
Origine et histoire
La grotte de la Bonne-Femme est une cavité naturelle située sur le versant nord du mont de Cordon, à proximité du hameau de Cuchet, sur la commune actuelle de Murs-et-Gélignieux (Ain). Initialement rattachée à Brégnier-Cordon, elle surplombe l’ancien lac de Pluvis. Son environnement a été modifié par l’aménagement du canal de dérivation de Brégnier-Cordon en 1981, qui traverse le lac. Ce site a livré des vestiges archéologiques majeurs, notamment des outils en silex attestant d’une occupation humaine pendant le Paléolithique supérieur.
Fouillée à deux reprises, en 1884 et en 1910, par l’archéologue Joseph Tournier, la grotte a révélé deux foyers séparés par 40 cm, ainsi qu’un mobilier lithique riche de plus de mille pièces. Parmi les artefacts découverts figurent des lamelles à bord abattu, des pointes de la Gravette et une pointe de Teyjat, caractéristiques du Magdalénien. La majorité de ces objets sont aujourd’hui conservés au Grand Séminaire de Belley. Ces découvertes confirment l’importance du site pour comprendre les modes de vie des chasseurs-cueilleurs de cette époque.
La grotte de la Bonne-Femme bénéficie d’une double protection au titre des monuments historiques : un premier classement en 1913, suivi d’un arrêté complémentaire en 2011. Ce dernier étend la protection à l’abri sous roche dans son intégralité, ainsi qu’à son talus d’entrée. Le site est aujourd’hui propriété de la commune, bien que son adresse officielle dans la base Mérimée reste associée à Brégnier-Cordon (code Insee 01268).