Frise chronologique
1664
Première mention écrite
Première mention écrite
1664 (≈ 1664)
Grotte connue dès cette date.
1905
Publication des fouilles
Publication des fouilles
1905 (≈ 1905)
Article d’Eugène Gimon dans le *BSPF*.
1967
Découverte des gravures
Découverte des gravures
1967 (≈ 1967)
Michel Lorblanchet identifie un bovidé gravé.
28 mai 1990
Inscription MH
Inscription MH
28 mai 1990 (≈ 1990)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grotte de la Vache (cad. C 330) : inscription par arrêté du 28 mai 1990
Personnages clés
| Michel Lorblanchet - Préhistorien |
Découvreur des gravures en 1967. |
| Eugène Gimon - Archéologue |
Auteur de la publication de 1905. |
| Frédéric Bazile - Archéologue |
Fouilles de sauvetage en 1979. |
| Paul Gervais - Naturaliste |
Fouilles initiales au XIXe siècle. |
Origine et histoire
La grotte de la Vache, aussi appelée Laroque II, est une grotte ornée située dans le massif du Thaurac, sur la commune de Laroque (Hérault). Elle s’ouvre en rive gauche du fleuve Hérault, à proximité des grottes des Lauriers, du Maire et du Renard. D’une longueur de 18 mètres, elle se distingue par ses calcaires jurassiques et son inscription à l’Inventaire des monuments historiques depuis 1990, pour ses traces d’art pariétal du Magdalénien supérieur.
Les premières fouilles remontent au XIXe siècle, menées par Paul Gervais et Cazalis de Fondouce, mais ce n’est qu’en 1905 qu’Eugène Gimon publie un article dans le Bulletin de la Société préhistorique française. En 1967, Michel Lorblanchet découvre une gravure de bovidé associée à des signes géométriques, confirmant l’importance archéologique du site. Le mobilier, conservé au musée de Nîmes, révèle des occupations du Magdalénien V et du Solutréen.
Les gravures, dont un bovidé de 40 cm recouvert de calcite, attestent d’une occupation humaine entre le Magdalénien moyen et récent. Les fouilles de 1979 par Frédéric Bazile ont mis en évidence deux niveaux d’habitat séparés par une couche stérile. Ce site reste le seul de l’Hérault à présenter un art pariétal aussi bien préservé, avec des figures animales et des motifs géométriques enchevêtrés.
La grotte est mentionnée dès 1664, mais son étude systématique débute au XXe siècle. Les objets découverts, comme des feuilles de laurier solutréennes, et les stratigraphies fines en font un témoignage rare des transitions culturelles entre le Solutréen et le Magdalénien en Occitanie. Son remplissage archéologique, exceptionnellement riche, couvre près de 5 000 ans d’occupation préhistorique.