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Grotte de la Vache à Laroque dans l'Hérault

Patrimoine classé Grotte ornée

Grotte de la Vache à Laroque

    1-4 Rue du Coulet Saint-Jean
    34190 Laroque
Propriété privée
Grotte de la Vache à Laroque
Grotte de la Vache à Laroque
Crédit photo : JYB Devot - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1664
Première mention écrite
1905
Publication des fouilles
1967
Découverte des gravures
28 mai 1990
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Grotte de la Vache (cad. C 330) : inscription par arrêté du 28 mai 1990

Personnages clés

Michel Lorblanchet - Préhistorien Découvreur des gravures en 1967.
Eugène Gimon - Archéologue Auteur de la publication de 1905.
Frédéric Bazile - Archéologue Fouilles de sauvetage en 1979.
Paul Gervais - Naturaliste Fouilles initiales au XIXe siècle.

Origine et histoire

La grotte de la Vache, aussi appelée Laroque II, est une grotte ornée située dans le massif du Thaurac, sur la commune de Laroque (Hérault). Elle s’ouvre en rive gauche du fleuve Hérault, à proximité des grottes des Lauriers, du Maire et du Renard. D’une longueur de 18 mètres, elle se distingue par ses calcaires jurassiques et son inscription à l’Inventaire des monuments historiques depuis 1990, pour ses traces d’art pariétal du Magdalénien supérieur.

Les premières fouilles remontent au XIXe siècle, menées par Paul Gervais et Cazalis de Fondouce, mais ce n’est qu’en 1905 qu’Eugène Gimon publie un article dans le Bulletin de la Société préhistorique française. En 1967, Michel Lorblanchet découvre une gravure de bovidé associée à des signes géométriques, confirmant l’importance archéologique du site. Le mobilier, conservé au musée de Nîmes, révèle des occupations du Magdalénien V et du Solutréen.

Les gravures, dont un bovidé de 40 cm recouvert de calcite, attestent d’une occupation humaine entre le Magdalénien moyen et récent. Les fouilles de 1979 par Frédéric Bazile ont mis en évidence deux niveaux d’habitat séparés par une couche stérile. Ce site reste le seul de l’Hérault à présenter un art pariétal aussi bien préservé, avec des figures animales et des motifs géométriques enchevêtrés.

La grotte est mentionnée dès 1664, mais son étude systématique débute au XXe siècle. Les objets découverts, comme des feuilles de laurier solutréennes, et les stratigraphies fines en font un témoignage rare des transitions culturelles entre le Solutréen et le Magdalénien en Occitanie. Son remplissage archéologique, exceptionnellement riche, couvre près de 5 000 ans d’occupation préhistorique.

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