Frise chronologique
Paléolithique supérieur
Période d'occupation et de création
Période d'occupation et de création
Paléolithique supérieur (≈ 1505000 av. J.-C.)
Gravures attribuées au Magdalénien ancien ou Aurignacien.
1941
Découverte de la grotte
Découverte de la grotte
1941 (≈ 1941)
Par MM. Charmarty et Truffier sous une habitation.
20 juillet 1942
Classement monument historique
Classement monument historique
20 juillet 1942 (≈ 1942)
Protection officielle de la grotte et de ses gravures.
1955
Acquisition par Jean Gaussen
Acquisition par Jean Gaussen
1955 (≈ 1955)
Rachat de la propriété par un passionné de préhistoire.
1964
Publication de *La grotte ornée de Gabillou*
Publication de *La grotte ornée de Gabillou*
1964 (≈ 1964)
Document détaillé avec calques et photographies des gravures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grotte de Las Agnelas ou de Gabillou (cad. C 944) : classement par arrêté du 20 juillet 1942
Personnages clés
| MM. Charmarty et Truffier - Découvreurs de la grotte |
Ont identifié la grotte en 1941 sous une habitation. |
| Jean Gaussen - Propriétaire et chercheur |
Acheta la grotte en 1955 et publia ses relevés. |
| Denis et Élie Peyrony - Préhistoriens |
Attribuèrent les gravures au Périgordien et Aurignacien (1941). |
| Pierre David et al. - Archéologues |
Proposèrent une datation Magdalénienne ancienne (1952). |
Origine et histoire
La grotte de Gabillou, aussi appelée grotte de Las Agnelas, est une grotte ornée située sur la commune de Sourzac, dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Découverte en 1941 par MM. Charmarty et Truffier sous une habitation, elle est classée monument historique dès 1942. Propriété privée, elle ne se visite pas afin de préserver ses fragiles gravures, dont plus de 200 représentations animales et humaines, attribuées au Magdalénien ancien.
La grotte, longue de 27 mètres, est creusée dans un calcaire sableux et présente des passages étroits. À environ 6 mètres de l’entrée, un effondrement suggère une communication vers une galerie inférieure. La « salle du Cheval Rouge », au fond de la grotte, abrite des gravures exceptionnelles, dont des chevaux, bovidés, bisons, rennes, bouquetins, mammouths, et deux figures humaines : le « sorcier de Gabillou » et une femme vêtue d’un anorak à capuchon.
Le docteur Jean Gaussen, passionné de préhistoire, acquiert la propriété en 1955 et publie en 1964 un document détaillé, La grotte ornée de Gabillou, incluant des calques de plus de cent gravures et des photographies. Les spécialistes, comme D. et E. Peyrony (1941) ou David et al. (1952), débattent de l’attribution des gravures, oscillant entre Périgordien, Aurignacien et Magdalénien ancien. La grotte est également connue pour ses neuf lampes magdaléniennes, dont certaines présentent des particularités techniques uniques.
Les gravures de Gabillou sont comparées à celles des Combarelles, de la Mouthe et de Font-de-Gaume, situées dans la vallée de la Vézère. Leur qualité et leur diversité en font un site majeur de l’art pariétal paléolithique. La grotte est aussi proche d’un autre gisement magdalénien, l’abri Jumeau, situé à 450 mètres au nord, près du hameau des Pierres.
Classée monument historique depuis 1942, la grotte de Gabillou reste un témoignage précieux de l’art et de la vie des hommes du Paléolithique supérieur en Dordogne. Son accès restreint vise à protéger ce patrimoine fragile, tout en permettant aux chercheurs d’étudier ses richesses archéologiques et artistiques.