Frise chronologique
32 000 ans avant le présent
Création des gravures
Création des gravures
32 000 ans avant le présent (≈ 0)
Gravures attribuées à l’Aurignacien.
6 mars 1881
Découverte de la grotte
Découverte de la grotte
6 mars 1881 (≈ 1881)
Par François Daleau, érudit autodidacte.
1896
Première gravure identifiée
Première gravure identifiée
1896 (≈ 1896)
Un équidé, découverte par Daleau.
20 décembre 1900
Classement monument historique
Classement monument historique
20 décembre 1900 (≈ 1900)
Première grotte française classée.
2008
Inauguration du bâtiment d’accueil
Inauguration du bâtiment d’accueil
2008 (≈ 2008)
Architecture contemporaine par Patrick Hernandez.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Caverne à peintures dite de Pair-non-Pair : classement par arrêté du 20 décembre 1900
Personnages clés
| François Daleau - Découvreur et fouilleur |
A exploré la grotte dès 1881. |
| Henri Breuil - Préhistorien |
A étudié les gravures entre 1897 et 1937. |
| Baptiste Milpied - Propriétaire terrien |
A racheté le terrain en 1892. |
| Patrick Hernandez - Architecte |
Concepteur du bâtiment d’accueil (2008). |
Origine et histoire
La grotte de Pair-non-Pair, découverte en 1881 par François Daleau, est une grotte ornée du Paléolithique supérieur située à Prignac-et-Marcamps, en Gironde. Elle renferme des gravures pariétales datées de plus de 32 000 ans, attribuées à la culture aurignacienne. Ces œuvres, enfouies sous des dépôts préhistoriques, ont joué un rôle clé dans la reconnaissance officielle de l’art préhistorique, alors controversée.
La grotte fut classée monument historique dès 1900, devenant la première grotte française protégée par l’État. Son exploration révéla des représentations animales exceptionnelles, comme un mégalocéros et un cheval de 2,50 m de long, ainsi que des outils et objets en silex, os et ivoire, témoignant d’une occupation humaine du Moustérien au Gravettien. Les fouilles, menées initialement par Daleau, furent reprises par des chercheurs comme Henri Breuil.
L’accès à la grotte se fait aujourd’hui par des entrées latérales, l’entrée originelle ayant été obstruée par un effondrement survenu il y a 40 000 ans. Le site, ouvert au public sous conditions strictes pour préserver les œuvres, comprend un bâtiment d’accueil moderne inauguré en 2008. Les vestiges archéologiques, dont une flûte en os de gypaète barbu, sont conservés au musée d’Aquitaine et au muséum de Bordeaux.
Le nom « Pair-non-Pair » provient d’une déformation linguistique du terme « Penot père », mentionné dans des actes notariés du XVIIe siècle. La grotte, unique en Gironde, est un témoignage majeur de l’art et de la vie préhistoriques, avec plus de 15 000 outils et 6 000 ossements animaux mis au jour, dont des restes de mammouths et d’équidés.
Son étude a permis de dater précisément les gravures entre 37 000 et 32 000 ans, confirmant leur attribution à l’Aurignacien. Le site, abandonné à la fin du Gravettien en raison de son comblement, reste un lieu emblématique pour comprendre les origines de l’expression artistique humaine.