Frise chronologique
Paléolithique supérieur (Magdalénien)
Période d'occupation principale
Période d'occupation principale
Paléolithique supérieur (Magdalénien) (≈ 1505000 av. J.-C.)
Art pariétal et vestiges humains datés.
1932
Identification des figures pariétales
Identification des figures pariétales
1932 (≈ 1932)
Norbert Casteret reconnaît l’art préhistorique.
3 août 1983
Classement monument historique
Classement monument historique
3 août 1983 (≈ 1983)
Protection officielle de la grotte.
Fin du XIXe siècle
Premières explorations
Premières explorations
Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Découverte par les habitants et Armand Viré.
2001
Utilisation cinématographique
Utilisation cinématographique
2001 (≈ 2001)
Décor dans *Le Pacte des loups*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grotte dite de Labastide ou des Chevaux (cad. A 305) : classement par arrêté du 3 août 1983
Personnages clés
| Armand Viré - Explorateur |
Premières investigations à la fin du XIXe. |
| Norbert Casteret - Spéléologue et préhistorien |
Identifie les peintures en 1932. |
| Henri Begouën - Archéologue |
Fouilles et étude du site. |
| Georges Simonnet - Archéologue |
Découverte d’une lampe en stalagmite. |
| André Glory - Préhistorien |
Études sur l’art et les vestiges. |
| François Rouzaud - Chercheur |
Analyse des foyers profonds en 1978. |
Origine et histoire
La grotte des Chevaux de Labastide, aussi appelée grotte de Labastide, fait partie d’un réseau karstique situé sur la commune de Labastide (Hautes-Pyrénées, Occitanie). Ce site préhistorique, daté du Magdalénien (Paléolithique supérieur), se distingue par son grand cheval polychrome et un effet d’archéoacoustique remarquable, où les sons résonnent entre différents espaces de la cavité. Les grottes, dont l’entrée se trouve à 500 mètres à l’ouest du village, incluent aussi la grotte de la Perte et la grotte Blanche, dans un massif calcaire traversé par une rivière souterraine.
La grotte des Chevaux a été explorée dès la fin du XIXe siècle par des locaux et des spéléologues comme Armand Viré. En 1932, Norbert Casteret y identifie des figures pariétales, confirmant son importance archéologique. Des fouilles menées par Henri Begouën, Georges Simonnet, et André Glory ont révélé des gravures (chevaux, bisons, bouquetins), des plaquettes gravées, et des vestiges humains, dont 14 inhumations datées du Magdalénien IV. Le site a aussi livré des objets comme une lampe en stalagmite, témoignant de son occupation prolongée.
Classée monument historique en 1983, la grotte des Chevaux est un exemple rare de lien entre art pariétal et acoustique. Les points rouges près des niches sonores suggèrent un usage rituel, peut-être associé à des pratiques musicales ou chamaniques. Le réseau karstique, avec sa perte-résurgence, draine un bassin de 6 km2, et ses eaux réapparaissent à la résurgence de l’Echourdidet, à Esparros. La grotte a aussi servi de décor cinématographique, comme dans Le Pacte des loups (2001).
Le toponyme Laspugue (ou l’Aspugue) vient de l’occitan spugue, dérivé du roman spulga (grotte fortifiée), reflétant l’importance des cavités dans la région. Le site s’inscrit dans le sentier de grande randonnée Tour des Baronnies de Bigorre et illustre l’occupation humaine des Pyrénées depuis la Préhistoire, avec des traces allant jusqu’à l’âge du bronze et du fer. Les études archéologiques, comme celles de François Rouzaud sur les foyers profonds, soulignent son rôle à la fois domestique et symbolique.