Frise chronologique
1701
Première mention écrite
Première mention écrite
1701 (≈ 1701)
Légende de la fée Margot signalée.
XIXe siècle
Fouilles intensives
Fouilles intensives
XIXe siècle (≈ 1865)
Découvertes Moustérien, Aurignacien, Solutréen, Magdalénien.
1924
Découverte de squelettes
Découverte de squelettes
1924 (≈ 1924)
Squelettes médiévaux exhumés avant classement.
12 mai 1926
Classement Monument historique
Classement Monument historique
12 mai 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de la grotte.
juillet 2005
Découverte des figurations pariétales
Découverte des figurations pariétales
juillet 2005 (≈ 2005)
Premières preuves d’art paléolithique par Pigeaud.
depuis 2006
Nouvelles découvertes archéologiques
Nouvelles découvertes archéologiques
depuis 2006 (≈ 2006)
Ossements et plaquette gravée à Rochefort.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grotte dite Cave à Margot (cad. 332) : classement par arrêté du 12 mai 1926
Personnages clés
| Romain Pigeaud - Archéologue, directeur des fouilles |
Découvreur des figurations en 2005. |
| Raoul Daniel - Archéologue |
Sondages révélant occupations paléolithiques. |
| Jean-Laurent Monnier - Coordinateur du programme CNRS |
Recherches sur la vallée de l’Erve. |
Origine et histoire
La cave à Margot, aussi appelée grotte Margot, est un site archéologique majeur du Paléolithique, intégré au groupe des grottes de Saulges. Située à Thorigné-en-Charnie en Mayenne (Pays de la Loire), elle est mentionnée dès 1701, avec une légende locale évoquant la fée Margot. Son accès était historiquement difficile, avec une entrée étroite de 50 cm et des passages nécessitant de ramper, ce qui a causé plusieurs accidents tragiques.
Les fouilles du XIXe siècle et les travaux de Raoul Daniel ont révélé des traces d’occupations successives : Moustérien, Aurignacien, Solutréen et Magdalénien, ainsi que des vestiges de tanières de hyènes et d’ours. Le plancher stalagmitique, utilisé par les hommes du Paléolithique supérieur, a été endommagé par ces fouilles et l’exploitation touristique. La grotte, longue de 319 mètres avec un dénivelé de 14 mètres, fonctionnait comme un « couloir » où les visiteurs devaient ramper, sauf dans certaines salles comme celle du Chasseur ou le palais de Margot.
En 2005, l’équipe de Romain Pigeaud a découvert les premières figurations paléolithiques incontestables, confirmant son importance dans l’art pariétal. La grotte compte aujourd’hui 124 unités graphiques, réparties en deux ensembles stylistiques. Classée Monument historique en 1926 après la découverte de squelettes médiévaux en 1924, elle attire plus de 22 000 visiteurs annuels, séduit par ses concrétions (comme le « chêne pétrifié ») et sa légende.
Les recherches récentes (depuis 2006) ont aussi mis au jour des ossements d’ours, de loup, et un fragment de bassin d’enfant dans la grotte voisine de Rochefort, ainsi qu’une plaquette gravée représentant un bouquetin. Ces découvertes renforcent son statut de cavité majeure, comparable à la grotte d’Arcy-sur-Cure (Yonne).