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Grotte dite Cave à Margot à Thorigné-en-Charnie en Mayenne

Patrimoine classé Vestiges préhistoriques Grotte Grotte ornée

Grotte dite Cave à Margot à Thorigné-en-Charnie

    La Roche Brault
    53270 Thorigné-en-Charnie
Propriété privée
Grotte dite Cave à Margot à Thorigné-en-Charnie
Grotte dite Cave à Margot à Thorigné-en-Charnie
Grotte dite Cave à Margot à Thorigné-en-Charnie
Grotte dite Cave à Margot à Thorigné-en-Charnie
Grotte dite Cave à Margot à Thorigné-en-Charnie
Grotte dite Cave à Margot à Thorigné-en-Charnie
Grotte dite Cave à Margot à Thorigné-en-Charnie
Crédit photo : Fab5669 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1701
Première mention écrite
XIXe siècle
Fouilles intensives
1924
Découverte de squelettes
12 mai 1926
Classement Monument historique
juillet 2005
Découverte des figurations pariétales
depuis 2006
Nouvelles découvertes archéologiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Grotte dite Cave à Margot (cad. 332) : classement par arrêté du 12 mai 1926

Personnages clés

Romain Pigeaud - Archéologue, directeur des fouilles Découvreur des figurations en 2005.
Raoul Daniel - Archéologue Sondages révélant occupations paléolithiques.
Jean-Laurent Monnier - Coordinateur du programme CNRS Recherches sur la vallée de l’Erve.

Origine et histoire

La cave à Margot, aussi appelée grotte Margot, est un site archéologique majeur du Paléolithique, intégré au groupe des grottes de Saulges. Située à Thorigné-en-Charnie en Mayenne (Pays de la Loire), elle est mentionnée dès 1701, avec une légende locale évoquant la fée Margot. Son accès était historiquement difficile, avec une entrée étroite de 50 cm et des passages nécessitant de ramper, ce qui a causé plusieurs accidents tragiques.

Les fouilles du XIXe siècle et les travaux de Raoul Daniel ont révélé des traces d’occupations successives : Moustérien, Aurignacien, Solutréen et Magdalénien, ainsi que des vestiges de tanières de hyènes et d’ours. Le plancher stalagmitique, utilisé par les hommes du Paléolithique supérieur, a été endommagé par ces fouilles et l’exploitation touristique. La grotte, longue de 319 mètres avec un dénivelé de 14 mètres, fonctionnait comme un « couloir » où les visiteurs devaient ramper, sauf dans certaines salles comme celle du Chasseur ou le palais de Margot.

En 2005, l’équipe de Romain Pigeaud a découvert les premières figurations paléolithiques incontestables, confirmant son importance dans l’art pariétal. La grotte compte aujourd’hui 124 unités graphiques, réparties en deux ensembles stylistiques. Classée Monument historique en 1926 après la découverte de squelettes médiévaux en 1924, elle attire plus de 22 000 visiteurs annuels, séduit par ses concrétions (comme le « chêne pétrifié ») et sa légende.

Les recherches récentes (depuis 2006) ont aussi mis au jour des ossements d’ours, de loup, et un fragment de bassin d’enfant dans la grotte voisine de Rochefort, ainsi qu’une plaquette gravée représentant un bouquetin. Ces découvertes renforcent son statut de cavité majeure, comparable à la grotte d’Arcy-sur-Cure (Yonne).

Liens externes