Période des peintures Paléolithique supérieur (Magdalénien VI) (≈ 1505000 av. J.-C.)
Création des œuvres pariétales attribuées
1920
Découverte des peintures
Découverte des peintures 1920 (≈ 1920)
Par l’abbé Amédée Lemozi
1923
Authentification des peintures
Authentification des peintures 1923 (≈ 1923)
Par l’abbé Breuil et Raymond Vaufrey
9 février 1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 9 février 1993 (≈ 1993)
Protection du site et de ses cavités
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parcelle E 325 pour le sol, le sous-sol et en conséquence l'ensemble des cavités situées en-dessous de la dite parcelle : inscription par arrêté du 9 février 1993
Personnages clés
Abbé Amédée Lemozi - Découvreur des peintures
Identifia les œuvres en 1920
Abbé Henri Breuil - Expert en art préhistorique
Authentifia les peintures en 1923
Raymond Vaufrey - Préhistorien
Collabora à l’authentification en 1923
Origine et histoire de la Grotte du Cantal
La grotte du Cantal est une cavité naturelle creusée par la rivière Célé, située sur la commune de Cabrerets, dans le département du Lot (région Occitanie). Elle se trouve en rive gauche du Célé, à 300 mètres du pont menant au hameau de Cornu, au lieu-dit Le Verdié. Cette grotte, d’une longueur de 166 mètres, présente une galerie principale de 3,50 mètres de largeur et 3 mètres de hauteur en moyenne, avec une entrée atteignant 4,50 mètres. Son sol peut être temporairement submergé, rendant son occupation humaine intermittente. Elle appartient à la commune et n’est pas ouverte au public.
Les peintures préhistoriques de la grotte du Cantal furent découvertes en 1920 par l’abbé Amédée Lemozi. Elles représentent notamment un bovidé et un cervidé, accompagnés de lignes et de points peints, ainsi qu’une grande pastille rouge sur le plafond, comparable à celle de la grotte de Pech Merle. Ces œuvres, authentifiées en 1923 par l’abbé Breuil et Raymond Vaufrey, sont attribuées au Magdalénien VI (Paléolithique supérieur). La grotte fut inscrite aux monuments historiques le 9 février 1993 pour préserver son sol, son sous-sol et l’ensemble de ses cavités.
La grotte se distingue par son contexte géologique et archéologique unique. Creusée par l’érosion fluviale, elle pourrait communiquer avec l’« igue de Conté », une autre cavité voisine. Les peintures, situées à 90 mètres de l’entrée et à 3 mètres de hauteur, illustrent l’art pariétal de cette époque. Leur style et leur disposition suggèrent une occupation temporaire, probablement liée à des activités de chasse ou de rites. L’abbé Lemozi publia une étude détaillée dans le Bulletin de la Société préhistorique de France en 1937, consolidant son importance scientifique.