Frise chronologique
1878
Début des fouilles archéologiques
Début des fouilles archéologiques
1878 (≈ 1878)
Premières explorations du porche d’entrée.
1906
Découverte des gravures
Découverte des gravures
1906 (≈ 1906)
Signalées par le docteur Paul Raymond.
1928
Authentification des gravures
Authentification des gravures
1928 (≈ 1928)
Henri Breuil attribue les œuvres au Périgordien.
1950-1966
Relevés des gravures
Relevés des gravures
1950-1966 (≈ 1958)
Études par Combier, Drouot, Huchard et Chabredier.
17 mars 2017
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
17 mars 2017 (≈ 2017)
Protection initiale du site.
20 mai 2025
Classement définitif
Classement définitif
20 mai 2025 (≈ 2025)
Protection totale de la grotte et son environnement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La parcelle section A n° 2099 du cadastre, en totalité, située au lieu-dit "Escrouzille", route des Gorges, abritant la grotte Huchard, appelée aussi Ranc Pointu n° 1, la grotte du Figuier, la grotte Sombre et la grotte des Deux Ouvertures, telle que colorée en rose sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 20 mai 2025
Personnages clés
| Paul Raymond - Médecin et préhistorien |
Découvreur des gravures en 1906. |
| Henri Breuil - Préhistorien |
Authentifie les gravures en 1928. |
| Jean Combier - Archéologue |
Premier relevé des gravures en 1950. |
| Marie-Hélène Moncel - Préhistorienne |
Études sur le Moustérien du site. |
Origine et histoire
La grotte du Figuier est une grotte ornée située dans la commune de Saint-Martin-d'Ardèche, en Ardèche. Ce site archéologique comprend des strates datées du Moustérien et du Paléolithique supérieur (Aurignacien, Solutréen, Magdalénien), révélant une occupation humaine prolongée. Les fouilles, initiées en 1878, ont mis au jour des outils lithiques et une sépulture d’enfant du Magdalénien, recouverte d’ocre et accompagnée d’une coquille percée.
Les gravures pariétales, découvertes en 1906 par le docteur Paul Raymond, furent d’abord ignorées avant d’être authentifiées en 1928 par Henri Breuil. Ces œuvres, localisées au fond de la grotte, représentent des animaux (bisons, mammouths) dans un style homogène typique du Paléolithique supérieur. Leur état de conservation est précaire en raison de l’érosion et des dépôts stalagmitiques.
La grotte fut inscrite aux monuments historiques en 2017, puis classée en 2025. Elle n’est pas accessible au public, mais son étude a contribué à la compréhension de l’art pariétal régional, notamment en lien avec les grottes voisines comme Chabot ou Oullins. Les recherches récentes (2012, 2020) ont affiné les connaissances sur ses occupations, du Moustérien au Magdalénien.
Le porche d’entrée, large de 15 mètres, mène à une salle rectangulaire de 150 m2, dont le plafond percé a favorisé des remplissages sédimentaires post-glaciaires. Deux panneaux principaux ornent les parois ouest et nord : l’un montre un bison de 50 cm, l’autre un mammouth de 1 m, partiellement recouvert de stalagmites. D’autres figures, moins distinctes, évoquent des chevaux ou bouquetins.
Les fouilles ont révélé des outils caractéristiques de chaque période : lames aurignaciennes, pointes solutréennes, sagaies magdaléniennes. La sépulture de l’enfant, étudiée en 1953 et 2008, illustre des pratiques funéraires symboliques (ocre, parure). Ces découvertes soulignent l’importance du site dans l’étude des sociétés préhistoriques du Sud-Est de la France.
La grotte du Figuier s’inscrit dans un réseau de sites préhistoriques des gorges de l’Ardèche, associés à des grottes comme les Deux Ouvertures ou Castanié. Son classement de 2025 protège un ensemble archéologique et artistique unique, témoin des premières expressions symboliques humaines en Auvergne-Rhône-Alpes.