24620 Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil, Avenue de Laugerie
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1924
Découverte par Jean Maury
Découverte par Jean Maury 1924 (≈ 1924)
Percement du tunnel d’accès en deux ans.
1947
Ouverture au public
Ouverture au public 1947 (≈ 1947)
Aménagements touristiques terminés.
1979
Classement UNESCO
Classement UNESCO 1979 (≈ 1979)
Intégrée aux sites de la Vézère.
2014
Débat sur le classement UNESCO
Débat sur le classement UNESCO 2014 (≈ 2014)
Proposition de retrait pour absence d’anthropisation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jean Maury - Spéléologue et préhistorien
Découvreur et explorateur de la grotte.
Origine et histoire
La grotte du Grand Roc est une cavité naturelle située dans la vallée de la Vézère, sur la commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil en Dordogne. Contrairement à d’autres grottes de la région, elle ne présente aucune trace d’occupation préhistorique, mais se distingue par ses spectaculaires concrétions minérales, dont des hélictites et des triangles de calcite rares. Ces formations géologiques, colorées par des oxydes de fer, d’argile ou de manganèse, créent un paysage souterrain surnommé « forêt minérale ». La grotte est creusée dans des calcaires datant du Crétacé supérieur (Coniacien-Santonien), sur la rive droite de la Vézère, à proximité de l’abri de Laugerie-Basse.
La découverte de la grotte revient à Jean Maury, spéléologue et préhistorien, qui repéra en 1924 un porche dans la falaise alors qu’il fouillait le gisement des « Marseilles » à Laugerie-Basse. Après deux années de travaux pour percer un tunnel de 40 mètres dans la roche, il accéda à la cavité en compagnie de sa fille et de sa sœur. La grotte, aménagée pour le tourisme, ouvrit ses portes au public en 1947. Ses concrétions fragiles, protégées par des barrières et des vitres, en font un site remarquable, classé parmi les « sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère » par l’UNESCO en 1979, bien que son statut ait été remis en question en 2014 en raison de son absence de traces humaines.
Sur le plan juridique, la grotte et ses falaises bénéficient de plusieurs protections : inscription à l’inventaire des sites pittoresques en 1944 et 1977, et classement au patrimoine mondial de l’UNESCO. En 2014, le conseil départemental de la Dordogne en était le propriétaire. Le site, qui attire environ 58 000 visiteurs par an (2022), est également distingué par deux étoiles au Guide Michelin. Malgré des débats sur sa pertinence dans la liste UNESCO, la grotte reste un témoignage géologique exceptionnel, complétant le patrimoine préhistorique de la vallée de la Vézère.