Grotte du Planchard à Vallon-Pont-d'Arc en Ardèche
Grotte du Planchard
07150 Vallon-Pont-d'Arc
Propriété de l'Etat
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
…
1900
2000
14 000 ans
Représentation féminine
Représentation féminine 14 000 ans (≈ 0)
Découverte d'une figuration féminine peinte en rouge sur un pilier stalagmitique.
1994
Découverte majeure
Découverte majeure 1994 (≈ 1994)
Mise au jour de la figuration féminine de type « Gönnersdorf ».
1995-1997
Étude des traces
Étude des traces 1995-1997 (≈ 1996)
Étude des traces d’art pariétal menée par G. Bosinski.
1998
Sondage archéologique
Sondage archéologique 1998 (≈ 1998)
Sondage réalisé par B. Gély dans le cadre de la sécurisation des grottes.
2017
Inscription historique
Inscription historique 2017 (≈ 2017)
Inscription de la grotte au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La grotte dite Grotte du Planchard, ainsi que toute cavité pouvant être découverte sur la parcelle sur laquelle elle se trouve, tel qu'indiqué sur le plan annexé à l'arrêté (cad. E 698) : inscription par arrêté du 15 mai 2017
Personnages clés
G. Bosinski
Chercheur ayant étudié les traces d’art pariétal entre 1995 et 1997.
B. Gély
Archéologue ayant réalisé un sondage en 1998.
Origine et histoire
La grotte du Planchard, située sur la commune de Vallon-Pont-d'Arc (Ardèche, région Auvergne-Rhône-Alpes), fait partie de l'ensemble de cavités du Cirque d’Estre, voisin de la grotte Chauvet. Occupée au Paléolithique supérieur, elle a livré en 1994 une figuration féminine peinte en rouge sur un pilier stalagmitique, de type dit « Gönnersdorf ». Cette représentation s’apparente aux Vénus du début du Magdalénien final, datées d’environ 14 000 ans. La grotte a fait l’objet d’une étude entre 1995 et 1997 menée par G. Bosinski, qui a relevé l’ensemble des traces d’art pariétal. Un sondage archéologique réalisé en 1998 par B. Gély s’inscrivait dans les opérations de sécurisation des grottes de la région, dont la grotte Chauvet. Les relevés ont mis en évidence de nombreux graffitis patronymiques, certains attribués au XIXe siècle, témoignant de fréquentations touristiques et spéléologiques ayant contribué à la dégradation du site. À la suite de ces constatations et des aménagements entrepris sur la grotte Chauvet, le Planchard a été fermé au public. Inscrite au titre des monuments historiques depuis 2017, la grotte présente un vaste porche en ogive d’environ huit mètres de haut qui ouvre sur une salle quasi circulaire fortement concrétionnée. Le centre de cette salle est occupé par un puits d’une dizaine de mètres de profondeur, d’où part une galerie d’environ quinze mètres qui remonte dans la roche.