Frise chronologique
24 500 ans avant le présent
Datation des peintures
Datation des peintures
24 500 ans avant le présent (≈ 500)
Période gravettienne confirmée par carbone 14.
1876
Premières fouilles
Premières fouilles
1876 (≈ 1876)
Fouilles de Gatien Chaplain-Duparc sous le porche.
1967
Découverte de la cavité
Découverte de la cavité
1967 (≈ 1967)
Accès à la grotte trouvé par Mayenne-Sciences.
25 mars 1970
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
25 mars 1970 (≈ 1970)
Protection officielle de la grotte ornée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grotte ornée de la Dérouine (cad. C 234) : classement par décret du 25 mars 1970
Personnages clés
| Gatien Chaplain-Duparc - Archéologue |
Fouilles initiales en 1876 sous le porche. |
| Roger Bouillon - Spéléologue et découvreur |
Dirigea l’équipe ayant découvert la cavité en 1967. |
| Romain Pigeaud - Préhistorien et chercheur |
Auteur d’une thèse sur l’art pariétal du site. |
Origine et histoire
La grotte ornée de la Dérouine, également connue sous le nom de grotte Mayenne-Sciences, est une grotte préhistorique située à Thorigné-en-Charnie, dans le département de la Mayenne, en région Pays de la Loire. Elle appartient au groupe des grottes de Saulges et est classée parmi les monuments historiques depuis 1970. Ce site est remarquable pour ses figurations pariétales, dont des dessins et gravures datant du Paléolithique supérieur, plus précisément de la période gravettienne (environ 24 500 ans avant le présent).
La présence de vestiges préhistoriques sous le porche de la Dérouine était connue depuis le XIXe siècle, avec des fouilles menées par Gatien Chaplain-Duparc en 1876. Cependant, ce n’est qu’en 1967 que la section spéléologique Mayenne-Sciences, dirigée par Roger Bouillon, découvrit l’accès à la cavité principale, révélant un ensemble d’art pariétal. La grotte, longue de 60 mètres, se compose de quatre salles en enfilade, dont les plafonds permettent de se tenir debout. Elle abrite 59 représentations, incluant 16 figures animales (chevaux, mammouths, bison), 19 signes, et 12 tracés digitaux rouges.
Les recherches menées sur le site, notamment par Romain Pigeaud, ont permis de dater les œuvres grâce au carbone 14 et de les situer dans un contexte régional et stylistique plus large. La grotte Mayenne-Sciences est un exemple rare d’art pariétal gravettien en France septentrionale, offrant un témoignage précieux des pratiques artistiques et culturelles des populations préhistoriques de cette région. Elle s’inscrit dans un réseau de grottes ornées du nord de la France, incluant des sites en Normandie, Bourgogne, et Essonne.
La grotte a été classée au titre des monuments historiques par décret du 25 mars 1970, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale. Les études ultérieures, incluant des analyses archéométriques et des relevés 3D, ont permis d’approfondir la compréhension de ce site exceptionnel. Aujourd’hui, la grotte Mayenne-Sciences reste un objet d’étude majeur pour les chercheurs en préhistoire et en art pariétal.
En plus de son intérêt scientifique, la grotte illustre les liens culturels et artistiques entre les populations préhistoriques de l’Ouest de la France et d’autres régions, comme le Quercy. Les découvertes dans la grotte, ainsi que dans d’autres cavités voisines comme la cave à Margot, enrichissent notre connaissance des occupations humaines et de leurs expressions artistiques durant le Paléolithique supérieur.