Découverte de la grotte Mars 1963 (≈ 1963)
Tir de mine révélant l’entrée.
15 juin 1964
Classement monument historique
Classement monument historique 15 juin 1964 (≈ 1964)
Protection légale immédiate après découverte.
1972-1973
Fouilles et premières datations
Fouilles et premières datations 1972-1973 (≈ 1973)
Charbons datés vers 19 700 av. J.-C.
2009
Nouvelle datation au carbone 14
Nouvelle datation au carbone 14 2009 (≈ 2009)
Confirmation vers 26 020 av. J.-C.
2022
Étude sur l’accès paléolithique
Étude sur l’accès paléolithique 2022 (≈ 2022)
Recherches sur les voies d’entrée originelles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La grotte ornée (cad. C 193) : classement par arrêté du 15 juin 1964
Personnages clés
Robert Brun - Spéléologue
Premier explorateur en 1963.
Michel Pagès - Spéléologue
Co-découvreur des peintures pariétales.
Origine et histoire de la Grotte de la Tête du Lion
La grotte de la Tête du Lion est une grotte ornée découverte en mars 1963 lors d’un tir de mine pour la construction de la départementale D 290, près de Bidon, dans le sud de l’Ardèche. Les spéléologues Robert Brun et Michel Pagès l’explorèrent dès le 15 mars 1963, révélant un panneau mural orné de figures pariétales. Classée monument historique le 15 juin 1964, son accès fut préservé en modifiant le tracé routier, évitant ainsi la destruction de la barre rocheuse qui l’abritait. Des fouilles menées en 1972 et 1973, puis des études en 2009 et 2022, ont permis d’affiner sa datation et d’étudier son accès problématique au Paléolithique.
Le nom de la grotte provient du rocher qui l’abrite, le Roc-de-la-Tête-du-Lion, une appellation moderne donnée par les bateliers des gorges de l’Ardèche. Située à 165 mètres d’altitude sur la rive gauche de l’Ardèche, elle s’étend sur 70 mètres et se divise en trois parties : une galerie avec traces de peinture rouge, une salle centrale appelée « la Rotonde » abritant les peintures, et un boyau terminal inaccessible avant 1973. L’accès originel, probablement une étroite chatière détruite en 1963, pose encore question, aucun puits ou trace d’entrée alternative n’ayant été identifié.
Les peintures pariétales, concentrées dans l’abside de la Rotonde, représentent un bovidé (probablement une femelle Bos primigenus), deux têtes de bouquetins mâles, et plusieurs groupes de points rouges et jaunes/verts. Un cerf incomplet est également visible. Ces œuvres, peintes à l’ocre rouge, ont été datées grâce à des charbons de bois trouvés dans la même couche stratigraphique. Les premières datations (1972) les situaient vers 19 700 av. J.-C. (Gravettien récent ou Solutréen ancien), tandis qu’une analyse de 2009 a confirmé une date proche de 26 020 av. J.-C.
La grotte, propriété de la commune de Bidon, n’est pas ouverte au public. Son étude continue de susciter l’intérêt des archéologues, notamment pour résoudre l’énigme de son accès durant la Préhistoire et préciser son contexte chronologique dans le paysage des grottes ornées ardéchoises. Les fouilles et recherches successives soulignent son importance pour la compréhension de l’art pariétal et des modes de vie au Paléolithique supérieur dans la région.