Frise chronologique
1852
Découverte du site
Découverte du site
1852 (≈ 1852)
Par Jean-Baptiste Bonnemaison, 17 sépultures exhumées.
1860
Études d'Édouard Lartet
Études d'Édouard Lartet
1860 (≈ 1860)
Publication fondatrice sur l'Homme fossile.
26 mai 1921
Classement monument historique
Classement monument historique
26 mai 1921 (≈ 1921)
Protection officielle du site.
1961
Découverte d'Aurignac II
Découverte d'Aurignac II
1961 (≈ 1961)
Nouvel abri identifié par Louis Méroc.
2014
Ouverture du musée
Ouverture du musée
2014 (≈ 2014)
Musée-forum de l'Aurignacien à Aurignac.
2018
Reprise des fouilles
Reprise des fouilles
2018 (≈ 2018)
Dirigées par Mathieu Lejay et Lars Anderson.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grotte préhistorique : classement par arrêté du 26 mai 1921
Personnages clés
| Jean-Baptiste Bonnemaison - Découvreur du site |
Exhume 17 sépultures en 1852. |
| Édouard Lartet - Préhistorien pionnier |
Étudie le site en 1860, prouve l'Homme fossile. |
| Louis Méroc - Archéologue |
Découvre Aurignac II en 1961. |
| Mathieu Lejay - Archéologue contemporain |
Dirige les fouilles depuis 2018. |
| Lars Anderson - Archéologue contemporain |
Co-dirige les fouilles de 2018. |
Origine et histoire
L'abri préhistorique d'Aurignac est un site archéologique majeur situé sur la commune d'Aurignac, en Haute-Garonne (Occitanie). Occupé au Paléolithique supérieur, il a donné son nom à l'Aurignacien, une culture préhistorique datée d'environ 39 000 à 28 000 ans avant le présent. Découvert en 1852 par Jean-Baptiste Bonnemaison, il fut étudié dès 1860 par Édouard Lartet, pionnier de la préhistoire, qui y trouva des vestiges lithiques prouvant la contemporanéité de l'Homme avec des espèces disparues.
Le site se compose de plusieurs abris sous roche, dont « Aurignac I » (ou abri Lartet) et « Aurignac II », découvert en 1961 par Louis Méroc. Ces abris, situés dans le vallon du ruisseau de Rodes, ont livré des outils, des ossements d'animaux (hyènes, chevaux, aurochs) et des sépultures humaines datant de 35 000 ans. L'abri servit de campement aux premiers Homo sapiens en Europe, puis de lieu de sépulture après leur départ.
Classé monument historique en 1921, le site est aujourd’hui un référent pour l’étude de l’Aurignacien. Les collections issues des fouilles sont exposées au musée de l'Aurignacien, ouvert en 2014, tandis que les recherches se poursuivent, comme les fouilles de 2018 dirigées par Mathieu Lejay et Lars Anderson. Ce site éponyme a joué un rôle clé dans la reconnaissance scientifique de l’homme préhistorique, face aux dogmes religieux du XIXe siècle.
L’abri tire son nom de la commune d’Aurignac, dont le toponyme dérive de l’occitan Aurinhac. Il se trouve à 1,6 km au nord-ouest du village, sur le versant nord de la crête calcaire de Fajolles, un éperon datant de l’Yprésien. Son importance réside aussi dans sa contribution à la définition chronologique de l’Aurignacien, entre l’Acheuléen et le Solutréen, marquant le début du Paléolithique supérieur en Europe.
Parmi les découvertes notables figurent un foyer circulaire de 65 cm de diamètre sous un bloc d’effondrement, ainsi que 17 individus inhumés, mis au jour en 1852. Ces vestiges, conservés au Musée d’archéologie nationale et au Muséum de Toulouse, illustrent les occupations humaines et animales successives, incluant des hyènes des cavernes et des herbivores comme le renne ou l’aurochs.