Frise chronologique
1953
Découverte de la grotte
Découverte de la grotte
1953 (≈ 1953)
Site identifié sur le Cluzeau à Villars.
1958
Découverte des peintures
Découverte des peintures
1958 (≈ 1958)
Premières peintures à l'oxyde de manganèse.
9 décembre 1958
Classement monument historique
Classement monument historique
9 décembre 1958 (≈ 1958)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1959
Ouverture au public
Ouverture au public
1959 (≈ 1959)
Début des visites touristiques.
2004-2022
Extension et fréquentation
Extension et fréquentation
2004-2022 (≈ 2013)
Réseau passé à 13 km, 54 000 visiteurs en 2022.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grotte préhistorique du Cluzeau (cad. B 306, 307) : classement par arrêté du 9 décembre 1958
Personnages clés
| André Glory - Préhistorien |
A étudié la décoration de la grotte (1960). |
| Bernard Pierret - Préhistorien |
Co-auteur de la première étude (1960). |
| Brigitte Delluc - Archéozoologue et préhistorienne |
A contribué à plusieurs publications (1974, 2016). |
| Gilles Delluc - Préhistorien |
Co-auteur des recherches (1974, 2016). |
Origine et histoire
La grotte de Villars, aussi appelée grotte préhistorique du Cluzeau, fut découverte en 1953 sur le site du Cluzeau, en bordure du ruisseau de l'Étang-Rompu, sur la commune de Villars en Dordogne. Elle s’ouvre dans des calcaires oolithiques du Bajocien inférieur (Jurassique), offrant un développement souterrain d’environ 13 000 mètres, étendu depuis sa découverte initiale de 9 000 m en 2004.
À partir de 1958, des peintures paléolithiques furent mises au jour, réalisées à l’oxyde de manganèse, dont l’emblématique petit cheval bleu. Leur style évoque celui des grottes de Lascaux et du Roc-de-Sers, soulignant l’importance artistique du site. Ces découvertes motivèrent son classement comme monument historique la même année.
La grotte fut ouverte au public dès 1959 et attire aujourd’hui des milliers de visiteurs, avec 54 000 entrées enregistrées en 2022. Son intérêt réside autant dans son patrimoine archéologique que dans sa géologie, en faisant un lieu majeur pour la compréhension de l’art pariétal et de la spéléologie en Nouvelle-Aquitaine.
Les recherches scientifiques, comme celles menées par André Glory, Bernard Pierret, ou Brigitte et Gilles Delluc, ont permis de réviser et d’enrichir les connaissances sur sa décoration et son occupation préhistorique. Ces travaux, publiés entre 1960 et 2016, confirment son rôle clé dans l’étude du Paléolithique supérieur en Dordogne.
Devenir actuel
Les visites débutent en 1959.