Frise chronologique
Paléolithique supérieur
Période des peintures
Période des peintures
Paléolithique supérieur (≈ 1505000 av. J.-C.)
Œuvres attribuées au Gravettien ou Solutréen.
Mars 2001
Découverte des grottes
Découverte des grottes
Mars 2001 (≈ 2001)
Trouvées par trois spéléologues lors d'une exploration.
26 février 2010
Inscription monument historique
Inscription monument historique
26 février 2010 (≈ 2010)
Protection officielle des galeries et de leur sol.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La parcelle A 651 du site archéologique pour le sol et sous-sol et, en conséquence, l'ensemble des cavités situées en dessous de ladite parcelle : inscription par arrêté du 26 février 2010
Personnages clés
| C. Momméja - Spéléologue |
Un des trois découvreurs en 2001. |
| J.L. Huvier - Spéléologue |
Un des trois découvreurs en 2001. |
| Jo Magdelaine - Spéléologue |
Un des trois découvreurs en 2001. |
| Michel Lorblanchet - Spécialiste en art pariétal |
A étudié et documenté les peintures. |
Origine et histoire
Les grottes de Combe-Nègre, situées dans le département du Lot sur la commune de Frayssinet-le-Gélat, forment un ensemble de deux galeries préhistoriques ornées, Combe-Nègre 1 et Combe-Nègre 2. Elles ont été découvertes fortuitement en mars 2001 par trois spéléologues : C. Momméja, J.L. Huvier et Jo Magdelaine. Ces cavités, développées sur trois étages et reliées par une diaclase, abritent des ossements, dont peut-être celui d’un rhinocéros laineux, ainsi que des peintures rupestres attribuées au Gravettien ou au Solutréen.
Les peintures des grottes de Combe-Nègre incluent des signes ponctués noirs, une main négative, et des profils d’herbivores. Dans Combe-Nègre 1, on trouve treize ponctuations digitales, un bison, deux chevaux superposés, et des vestiges de peinture noire, tandis que Combe-Nègre 2 compte près de 480 ponctuations noires et 15 rouges. Ces œuvres, réalisées au doigt avec un colorant, rappellent celles des grottes de Pech Merle et Cougnac. Une lame de silex caractéristique du Paléolithique supérieur a également été découverte dans un puits de 12 mètres.
Les grottes, propriété privée, ne sont pas accessibles au public. Elles ont été inscrites au titre des monuments historiques le 26 février 2010 pour leur valeur archéologique et artistique. Leur découverte a enrichi les connaissances sur l’art pariétal du Quercy, une région déjà réputée pour ses sites préhistoriques comme Pech Merle. Les études menées par des spécialistes, dont Michel Lorblanchet, ont permis de documenter ces œuvres et leur contexte géologique.
La localisation des grottes, près de la vallée de la Thèze, et leur structure en plusieurs étages soulignent leur importance pour comprendre l’occupation humaine et les pratiques artistiques du Paléolithique supérieur. Leur inscription comme monument historique protège un patrimoine fragile, tout en limitant son accès pour préserver les peintures et les vestiges archéologiques.
Les sources disponibles, incluant des publications dans Les dossiers d’archéologie (2007) et Spélé Oc (2002), ainsi que des articles de presse comme celui de La Dépêche du Midi (2001), attestent de l’intérêt scientifique et médiatique suscité par cette découverte. Ces grottes s’inscrivent dans un réseau plus large de sites préhistoriques de la région Occitanie, contribuant à la compréhension de l’art et de la vie des hommes du Paléolithique.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert pour les journées du patrimoine