Première occupation celtique 400 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Autel celtique et statue gallo-romaine
XIe siècle
Peintures murales de la chapelle
Peintures murales de la chapelle XIe siècle (≈ 1150)
Illustrant la Passion du Christ
XIIIe siècle
Apogée médiéval du site
Apogée médiéval du site XIIIe siècle (≈ 1350)
Village fortifié avec 600 habitants
1706
Affaissement de la chapelle
Affaissement de la chapelle 1706 (≈ 1706)
Partie romane s’effondre
12 juillet 1886
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 juillet 1886 (≈ 1886)
Protection de l’église et des grottes
1958
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle 1958 (≈ 1958)
Ajout de soutènements en maçonnerie
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église et la grotte de Jonas : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
Dalmas de Jaunac - Seigneur et chevalier
Occupant du logis fortifié (XIIIe siècle)
Moines anonymes - Communauté religieuse
Occupants vers l’an mil (monastère troglodytique)
Origine et histoire des Grottes de Jonas
Les grottes de Jonas sont un site troglodytique médiéval formé à partir d’une éruption volcanique, dont les premières occupations remontent aux Celtes vers 400 av. J.-C. (autel et statue gallo-romaine). Les hommes ont creusé environ 70 pièces sur cinq étages dans une falaise de 500 mètres de long, abritant jusqu’à 600 personnes : seigneurs, moines, paysans et militaires. La partie est était réservée au seigneur, tandis que le nord accueillait villageois et animaux.
Au Moyen Âge, le site fut un manoir féodal et un refuge pendant la guerre de Cent Ans (XIVe–XVe siècles). La chapelle romane, ornée de peintures murales du XIe siècle, resta en usage jusqu’à la Révolution. Le four seigneurial, les latrines, une bretèche défensive et un mouroir (salle d’isolement hygiénique) témoignent de l’organisation communautaire. Le logis du seigneur, occupé par Dalmas de Jaunac (chevalier de Saint-Jean de Jérusalem), était protégé par un escalier à vis et une porte surélevée.
Abandonné probablement au XVIIe siècle après la fin des guerres féodales, le site se dégrada : la chaux fut récupérée pour les terres, et des vandalismes endommagèrent les parois. Seule la chapelle, classée Monument Historique en 1886 avec les grottes, fut partiellement restaurée en 1958. Les pièces hautes, moins exposées au vent, furent transformées en pigeonniers, exploités pour leur fiente (engrais).
Les grottes illustrent l’adaptation humaine à un relief volcanique, mêlant fonctions défensives, religieuses et agricoles. Leur architecture troglodytique (cuisines, greniers voûtés, soupirails) reflète les techniques médiévales de ventilation et de stockage. Le site, propriété communale, est aujourd’hui ouvert aux visites, avec des panneaux explicatifs et des restitutions 3D de la chapelle.