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Groupe de six tumuli à Bougon dans les Deux-Sèvres

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Tumulus

Groupe de six tumuli

  • Route de Salles
  • 79800 Bougon
Tumulus de Bougon
Groupe de six tumuli
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Groupe de six tumuli
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Groupe de six tumuli
Groupe de six tumuli
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Groupe de six tumuli
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Groupe de six tumuli
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Groupe de six tumuli
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Groupe de six tumuli
Groupe de six tumuli
Groupe de six tumuli
Crédit photo : Original téléversé par Zewan sur Wikipédia françai - Sous licence Creative Commons
Propriété du département
5120 La Chapelle de Bougon 79800 Bougon

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
4700 av. J.-C.
Premières sépultures attestées
Ve millénaire av. J.-C.
Début des constructions
1840
Premières fouilles archéologiques
1875
Acquisition par le Conseil général
8 février 1960
Classement Monument Historique
1993
Inauguration du musée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tumuli (groupe de six) (cad. A 139) : classement par décret du 8 février 1960

Personnages clés

Charles Arnault - Archéologue amateur Initiateur des fouilles de 1840 (tumulus A).
Ch. Sauzé - Fouilleur et rapporteur A découvert le mur de parement du tumulus C en 1845.
Jean-Pierre Mohen - Archéologue et directeur de fouilles Dirigea les campagnes de 1972 à 1986.
Claude Burnez - Archéologue Dirigea les premières fouilles modernes (1968).
Jean-François Milou - Architecte Conçut le musée des Tumulus (inauguré en 1993).

Origine et histoire du Tumulus

Les tumulus de Bougon constituent un ensemble de cinq tumuli (et une structure atypique, le tumulus D) érigés entre le Ve et le IIIe millénaire av. J.-C., dans une boucle de la rivière Bougon, sur un plateau calcaire. Ce site, utilisé comme nécropole collective, renferme huit chambres sépulcrales réparties sur moins de deux hectares. Les premières constructions datent du début du Ve millénaire av. J.-C., mais le site fut réutilisé jusqu’au milieu du IIIe millénaire av. J.-C., avec des traces d’inhumations secondaires et de mobilier funéraire varié (céramiques, outils en silex, parures). La bipartition de la nécropole, marquée par le tumulus D, suggère l’existence de deux communautés distinctes ayant coexisté ou succédé sur le site.

Les fouilles archéologiques débutent en 1840, initiées par Charles Arnault, Ch. Sauzé et M. Baugier pour le compte de la Société de Statistique des Deux-Sèvres. Ces premières explorations, centrées sur le tumulus A, révèlent des squelettes, des objets en silex et des céramiques, ainsi qu’une gravure interprétée comme un oiseau sur un pilier. Une rivalité entre sociétés savantes (Société des Antiquaires de l’Ouest) émerge, accélérant les fouilles sur les autres tumulus (C, E, F). En 1875, le Conseil général des Deux-Sèvres acquiert les parcelles et clôture le site, marquant le début de sa protection. Les fouilles reprennent en 1968 sous la direction de Claude Burnez, puis de Jean-Pierre Mohen (1972-1986), révélant des structures complexes et un mobilier riche, dont les plus anciens ossements humains datés du Néolithique en Europe de l’Ouest (vers 4700 av. J.-C.).

Le tumulus A, d’un diamètre de 40 m, se distingue par sa chambre funéraire couverte d’une dalle de 90 tonnes, soutenue par des piliers obliques. Le tumulus C, construit en trois phases, illustre une évolution architecturale, passant d’un cairn circulaire (C1) à un monument massif (C3) scellant définitivement l’accès. Le tumulus F, le plus long (72 m), combine trois parties (F0 à F2) et livre des sépultures datées du Ve millénaire av. J.-C., ainsi que des outils et des céramiques. Le tumulus D, structure énigmatique sans équivalent connu, pourrait avoir servi de séparateur symbolique entre les deux parties de la nécropole. Ces découvertes, complétées par des datations au carbone 14, ont permis d’identifier six phases d’aménagement du site, reflétant son utilisation prolongée et ses transformations rituelles.

En 1993, le musée des Tumulus de Bougon est inauguré, abritant des collections archéologiques issues des fouilles locales et régionales. Conçu par l’architecte Jean-François Milou, il propose une immersion dans le Néolithique, avec des reconstitutions de monuments mégalithiques et des expérimentations archéologiques menées entre 1979 et 1998. Ces dernières, dirigées par Jean-Pierre Mohen, ont testé des techniques de transport et de levage de dalles monumentales, comme celle du tumulus F2 (32 tonnes), déplacée par 230 personnes en 1979. Le parc archéologique adjacent intègre des espaces pédagogiques, évoquant la vie quotidienne et les techniques de construction préhistoriques, tandis que le site lui-même, classé Monument Historique en 1960, reste un témoignage majeur du mégalithisme en Nouvelle-Aquitaine.

Les tumulus de Bougon ont également inspiré des recherches comparatives, notamment avec les sites de Salles et Pamproux, et ont attiré l’attention internationale grâce à la richesse de leur mobilier funéraire. Les objets découverts, comme les vases supports, les haches en fibrolithe ou les perles en variscite, sont exposés au musée, aux côtés de maquettes et de documents historiques. Le site, propriété du département des Deux-Sèvres, est aujourd’hui un lieu de visite et de recherche, offrant un éclairage unique sur les pratiques funéraires et l’organisation sociale des communautés néolithiques du Centre-Ouest de la France.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours