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Groupe scolaire Jean-Macé de Lens dans le Pas-de-Calais

Patrimoine classé Patrimoine minier École

Groupe scolaire Jean-Macé de Lens

  • Parvis de l'Église Saint-Edouard
  • 62300 Lens
Groupe scolaire Jean-Macé de Lens
Groupe scolaire Jean-Macé de Lens
Groupe scolaire Jean-Macé de Lens
Groupe scolaire Jean-Macé de Lens
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Groupe scolaire Jean-Macé de Lens
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Groupe scolaire Jean-Macé de Lens
Groupe scolaire Jean-Macé de Lens
Groupe scolaire Jean-Macé de Lens
Groupe scolaire Jean-Macé de Lens
Crédit photo : Jérémy-Günther-Heinz Jähnick (1988–) Descriptionph - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
62300 Lens, Parvis de l'Église Saint-Edouard

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1891
Fonçage de la fosse no 12
1896
Plan d’ensemble d’Élie Reumaux
1899
Construction de l’église Saint-Édouard
Années 1920
Reconstruction post-Première Guerre mondiale
1er décembre 2009
Inscription aux monuments historiques
30 juin 2012
Classement UNESCO
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures (cad. AS 587 à 589 ; AT 200) : inscription par arrêté du 1er décembre 2009

Personnages clés

Élie Reumaux - Architecte Auteur du plan de la cité en 1896.
Louis-Marie Cordonnier - Architecte Conçut l’église (1899) et supervisa la reconstruction (1924).
Jean Macé - Pédagogue (hommage) Donna son nom au groupe scolaire.
Guy Delcourt - Maire de Lens (2010) Ordonna la destruction partielle de la maison du directeur.

Origine et histoire du Groupe scolaire

Le groupe scolaire Jean-Macé, aussi appelé écoles des cités de la fosse no 12, fut édifié par la Compagnie des mines de Lens pour scolariser les enfants des mineurs. Initialement composé d’une école maternelle, d’une école pour garçons et une pour filles, il fut détruit pendant la Première Guerre mondiale, puis reconstruit dans les années 1920 avec un étage supplémentaire. Ces bâtiments, situés de part et d’autre de l’église Saint-Édouard, reflètent l’organisation sociale des corons miniers.

En 1891, la Compagnie des mines de Lens lança l’exploitation de la fosse no 12, entraînant une urbanisation rapide autour de Lens, dont la population passa de 3 000 à 20 000 habitants en 50 ans. Dès 1896, l’architecte Élie Reumaux conçut un plan global incluant 204 maisons, les écoles, une chapelle provisoire (remplacée en 1899 par l’église Saint-Édouard), et des logements de fonction. Les bombardements de 1914-1918 rasèrent une grande partie de la cité, obligeant à une reconstruction à l’identique dans les années 1920, sous la direction de Louis-Marie Cordonnier.

Le groupe scolaire fut nommé en hommage à Jean Macé (date non précisée dans les sources). En 2009, ses façades, toitures et la maison du directeur furent inscrites aux monuments historiques, préalable à leur classement au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012, dans le cadre du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Cependant, en 2010, le maire Guy Delcourt fit partiellement détruire la maison du directeur, suscitant une polémique nationale. Malgré cette inscription, un coron voisin fut démoli en 2012, illustrant les tensions entre préservation patrimoniale et projets urbains.

L’ensemble architectural, marqué par des briques rouges et une symétrie fonctionnelle, incarne l’héritage industriel et social des cités minières. Les écoles, toujours en activité au XXIe siècle, témoignent de la pérennité de ce modèle éducatif lié à l’exploitation charbonnière. Leur inscription à l’UNESCO souligne leur valeur universelle comme exemple d’urbanisme patronal et de vie communautaire organisée autour de l’industrie minière.

Liens externes

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