Fin de l'exploitation religieuse 1761 (≈ 1761)
Les moines jacobins cessent l'exploitation de la propriété.
Fin du XVIIe siècle
Fondation initiale
Fondation initiale Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Création de la Manufacture Saint-Joseph par des moines jacobins.
1860
Production de roucou et cacao
Production de roucou et cacao 1860 (≈ 1860)
L'habitation fonctionne comme rocouerie et cacaoyère.
XIXe siècle
Acquisition par Perriolat
Acquisition par Perriolat XIXe siècle (≈ 1865)
Auguste-Alexandre Perriolat acquiert le domaine et le renomme La Grivelière.
Fin du XVIIIe siècle
Développement du domaine
Développement du domaine Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Construction des parties les plus anciennes des bâtiments et établissement d'une bonifierie.
1919
Rachat par Pagésy
Rachat par Pagésy 1919 (≈ 1919)
François Pagésy achète la plantation et développe la culture du café et du cacao.
Années 1980
Fermeture de l'exploitation
Fermeture de l'exploitation Années 1980 (≈ 1980)
Arrêt de l'exploitation agricole et interruption des activités.
2002
Reconstruction et plantation
Reconstruction et plantation 2002 (≈ 2002)
Travaux de reconstruction et de plantation avec l'aide de l'association Verte Vallée.
2007
Reprise de la production
Reprise de la production 2007 (≈ 2007)
Production d'environ 1,5 tonne de café en parche.
2009
Programme de rénovation
Programme de rénovation 2009 (≈ 2009)
Début des travaux de réhabilitation des bâtiments selon les plans historiques du XIXe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Habitation (cad. AD 129) : classement par arrêté du 21 janvier 1987
Personnages clés
Auguste-Alexandre Perriolat
Propriétaire du XIXe siècle ayant renommé le domaine La Grivelière.
François Pagésy
Propriétaire ayant racheté la plantation en 1919 et développé la culture du café et du cacao.
Origine et histoire
Située au fond de la vallée de la Grande Rivière, à Vieux-Habitants sur Basse-Terre (Guadeloupe), l’habitation La Grivelière forme un ensemble agricole exceptionnel, bien conservé et inscrit aux monuments historiques depuis 1987. Fondée par des moines jacobins à la fin du XVIIe siècle sous le nom de Manufacture Saint-Joseph, la propriété a été exploitée par les religieux jusqu’en 1761. À partir du milieu du XVIIIe siècle, le domaine s’est développé par parcelles et les parties les plus anciennes des bâtiments datent de la fin du XVIIIe siècle ; c’est alors qu’une bonifierie fut établie. Acquise au XIXe siècle par Auguste-Alexandre Perriolat, elle prit le nom de La Grivelière et fut exploitée pour le roucou et le cacao. Vers 1860 l’habitation fonctionna comme rocouerie et cacaoyère ; elle retrouva sa vocation caféière au début du XXe siècle. Rachetée en 1919 par François Pagésy, la plantation s’étendait en 1978 sur 90 hectares cultivés pour moitié en café et en cacao, avec aussi de la vanille, et l’exploitation a perduré jusqu’au début des années 1980. Après une interruption au tournant des années 1980, le site a été classé puis acquis par le conseil général de la Guadeloupe, qui l’a ouvert au public comme « Maison du café » et relancé la replantation de caféiers et de cacaoyers. Ces replantations ont conduit à la production d’environ 1,5 tonne de café en parche en 2007. Le domaine a ensuite développé avec l’association Verte Vallée une politique d’écotourisme et d’emplois locaux liés à une entreprise d’insertion ; en 2002 une centaine de personnes a participé aux travaux de reconstruction et de plantation et le site a accueilli 30 000 visiteurs en 2010. À partir de mai 2009 un programme de rénovation a visé à réhabiliter les bâtiments selon les plans historiques, les méthodes et les matériaux du XIXe siècle. Fermée lors de l’épidémie de COVID-19, l’habitation n’avait pas rouvert en 2024.
L’ensemble agricole, situé à environ 200 mètres d’altitude dans le parc national de la Guadeloupe, comprend une maison de maître, la maison du géreur avec les habitations des ouvriers permanents, deux boucans, un hangar de torréfaction, deux moulins pour la déceriseuse, une bonifierie et une murisserie pour la fermentation du cacao, un oratoire, cinq maisons d’ouvriers — probablement d’anciennes cases d’esclaves — ainsi que des porcheries et divers petits bâtiments annexes. Les allées qui desservent les constructions sont dallées, et l’ensemble figure parmi les exploitations agricoles les mieux préservées des Petites Antilles. Depuis la reprise engagée par les collectivités et l’association Verte Vallée, le site a été valorisé à la fois comme lieu de production agricole, musée vivant du café et chantier de réinsertion.