Habitation La Lise

Habitation La Lise

  • 97125 Bouillante
Crédit photo : Gil Malotaux - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1667
Création de l'habitation
1671
Construction des bâtiments
1750
Changement de nom
1784
Distillerie artisanale
1790
Devenue guildiverie
1818
Inventaire des biens
1828
Construction maison de maître
1990
Inscription monuments historiques
1993
Classement monuments historiques
1995
Incendie de la maison
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble des bâtiments, à savoir : moulin et sa roue à augets couvert en pavillon d'essentes de bois, y compris l'ancienne forge en vis à vis de l'autre côté de la roue ; vinaigrerie avec l'emplacement de la cuve et sa petite cheminée circulaire ; bâtiments de la cafeière comprenant l'ancienne balance, y compris l'aqueduc à partir de la retenue d'eau servant de dérivation avec le complexe du lavoir et des latrines, les bâtiments adossés à l'aqueduc en appentis (bonifiérie et maniocerie autour d'une roue à eau secondaire) , le boucan à tiroirs pour séchage du café, les murs de l'ancien coral à l'entrée, les chemins dallés et poncels sur les fils d'eau (cad. BC 168) : classement par arrêté du 5 janvier 1993

Personnages clés

Jean Yvert, sieur de la Courtille Créateur de l'habitation La Lise.
Père Labat A visité l'habitation en 1696.
Frères Lostau Propriétaires de l'habitation jusqu'en 1750.
Louis Marsolles Propriétaire au XIXe siècle, aménagea un bassin sommaire recueillant des sources chaudes.

Origine et histoire

L'habitation La Lise est une ancienne exploitation sucrière située au lieu-dit Pigeon à Bouillante, sur l'île de Basse-Terre en Guadeloupe. Créée par Jean Yvert, sieur de la Courtille, sur une dérivation de la rivière Losteau, elle est attestée dès 1667 et plusieurs de ses bâtiments étaient en construction en 1671. Le père Labat la visite en 1696 et note qu'elle appartenait alors aux frères Lostau ; ce nom reste en usage jusqu'en 1750. Au début du XVIIIe siècle, deux canaux sont creusés pour capter les eaux des rivières Losteau et Bourceau ; le canal de la Losteau s'étend sur 1 200 m et un aqueduc est mentionné à partir de 1818. La sucrerie comprenait déjà une distillerie artisanale dite "vinaigrerie" en 1784 et, en 1790, elle se distingue de l'habitation Bourceau pour devenir une guildiverie (distillerie). Un inventaire de 1818 recense les biens immobiliers du site et signale la présence de 210 esclaves travaillant sur l'exploitation. La maison de maître, datée de 1828, a été détruite par un incendie en 1995. Au XIXe siècle, le propriétaire Louis Marsolles aménage un bassin sommaire recueillant des sources chaudes, permettant des baignades contre une rétribution modeste. Au début du XXe siècle, l'activité sucrière se double d'une unité de traitement du café. Vers 1945, un moulin à broyer est installé pour la distillerie et une cheminée quadrangulaire est élevée entre un hangar et le moulin. Au cours du XXe siècle, les activités se diversifient : fabrication de rhum, distillation d'huiles à usage pharmaceutique, vente de vins et de confitures, ainsi que production de café, vanille et d'huiles essentielles de bois d'Inde. La Lise constitue la dernière distillerie de type artisanal en Guadeloupe ; elle a cessé ses activités en 1971. L'ensemble des bâtiments a été inscrit aux monuments historiques en 1990 puis classé en 1993. En 2019, le département de la Guadeloupe et une association locale ont engagé la restauration du site et tenté de relancer son exploitation patrimoniale ; le lieu est devenu un site patrimonial touristique.

Liens externes

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Divers

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