Habitation Massieux

Habitation Massieux

  • 97125 Bouillante
Crédit photo : Enrevseluj - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1838
Construction de l'habitation
1848
Abolition de l'esclavage
1857
Changement de nom
1972
Restructuration intérieure
2008
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble constitué des façades et toitures de la maison principale et ses deux cours (cad. AM 128) : inscription par arrêté du 9 septembre 2008

Personnages clés

Marie Bodenan Co-fondatrice de l'habitation caféière en 1838.
Abraham Victorin Lesueur Co-fondateur de l'habitation caféière en 1838 et maire de Bouillante en 1848.

Origine et histoire

L'Habitation Massieux, située à Bouillante sur Basse-Terre (Guadeloupe), est une ancienne plantation coloniale inscrite aux monuments historiques en 2008 et aujourd'hui aménagée pour l'hébergement touristique avec gîtes et chambres d'hôtes. L'habitation caféière a été édifiée en 1838 par Marie Bodenan et Abraham Victorin Lesueur, qui avaient acquis le terrain ; l'exploitation prit par la suite le nom d'habitation Massieux en 1857. Au moment de la deuxième abolition de l'esclavage en 1848, Victorin Lesueur, alors maire de Bouillante, possédait 68 esclaves. Les espaces intérieurs de la maison du maître ont été restructurés en 1972. L'ensemble se compose d'une maison principale en bois entourée d'une galerie qui la relie à un second bâtiment au nord-est, ce dernier étant pour partie en bois et pour partie en béton et correspondant aux anciennes dépendances ; deux petites maisons récentes en bois complètent le site. L'ensemble est couvert en tôle ; la maison du maître, de petite taille et de conception simple, occupe un seul niveau avec comble et est coiffée d'un toit à demi-croupes en tôle. Au rez-de-chaussée se trouvent un office et un grand salon ; une cloison-placard aménagée au nord permet d'isoler une chambre et sa salle de bain, et un escalier donne accès au galetas. Le bâtiment annexe, qui englobe l'ancienne citerne, est en béton, tandis que la partie en retour vers l'ouest, en bois, correspond peut-être à l'ancienne cuisine ; la galerie de la maison principale se prolonge sur les façades sud et ouest de ce bâtiment. Seule subsiste, fondée vers 1840, l'ancienne terrasse à café, pavée de dalles de pierre et ouvrant sur un jardin. Outre la cuisine et la case à manioc, l'habitation conserve également une case à pirogue.

Liens externes

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Voir également
Divers

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