Construction de l’habitation 2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Période principale de construction des bâtiments.
1970
Destruction des archives
Destruction des archives 1970 (≈ 1970)
Incendie entraînant la perte des documents historiques.
26 septembre 2019
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 26 septembre 2019 (≈ 2019)
Protection de la parcelle et des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’ensemble de la parcelle de l’habitation Vivé, avec la maison érigée dans la deuxième moitié du XIXe siècle et les vestiges de la première maison de maître et leurs dépendances. L’habitation est située Quartier Vivé Nord, sur la parcelle n° 307, figurant au cadastre section C : inscription par arrêté du 26 septembre 2019
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité
Les archives détruites en 1970 n’ont pas permis d’identifier de personnages clés associés à ce monument dans le texte source.
Origine et histoire
L’habitation Vivé, classée Monument Historique, est un ensemble architectural représentatif des exploitations sucrières martiniquaises de la seconde moitié du XIXe siècle. Située au Lorrain, elle se compose d’une maison principale en maçonnerie de chaux et sable, complétée par des dépendances en bois (pavillons, galerie, écuries, moulin, sucrerie, vinaigrerie, et logements pour domestiques et hospitalières). Les matériaux locaux, comme le bois du pays et les essentes, dominent, tandis que des éléments en tuiles ou paille couvrent les toitures. La description détaillée des archives (avant leur destruction en 1970) révèle une organisation spatiale complexe, incluant des espaces dédiés à la production sucrière (purgerie, siroterie, étuve), à l’élevage, et à la vie domestique.
La sucrerie, cœur économique de l’habitation, comprend des équipements spécialisés : chaudières, fourneaux, et une roue pour la production. Les bâtiments agricoles (écuries pour mulets et chevaux, case à bagasses, magasin maritime) témoignent de l’autonomie de l’exploitation, tandis que les logements séparés (pour économes, domestiques, ou nègresses en couches) reflètent la hiérarchie sociale de la société coloniale. Un système hydraulique (prise d’eau et canal) alimente le moulin, soulignant l’ingénierie adaptée au relief martiniquais. Les murs de clôture, longs de 1000 toises, délimitent un domaine dont la parcelle est aujourd’hui protégée (inscription en 2019), malgré la perte des archives en 1970, qui limite la connaissance précise de son histoire.
L’habitation Vivé incarne ainsi le modèle des grandes habitations-sucrières de la Martinique du XIXe siècle, où se mêlent production agricole intensive, organisation sociale stricte, et architecture hybride (européenne et créole). La présence d’un hôpital, d’une forge, et d’une vinaigrerie illustre la diversité des activités nécessaires à l’autosuffisance. Les vestiges de la première maison de maître, mentionnés dans les protections actuelles, suggèrent une occupation antérieure, mais les détails en restent inconnus. L’inscription au titre des Monuments Historiques en 2019 vise à préserver ce patrimoine, témoin des dynamiques économiques et sociales de la période post-esclavagiste en Martinique.
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