Projet initial 1859 (≈ 1859)
Première mention d’un nouveau marché couvert.
1886
Autorisation des travaux
Autorisation des travaux 1886 (≈ 1886)
Début officiel de la construction.
1960
Rénovation partielle
Rénovation partielle 1960 (≈ 1960)
Remplacement des persiennes par du PVC.
2 mars 1993
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2 mars 1993 (≈ 1993)
Inscription de la halle et de ses caves.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La halle comprenant la partie haute ainsi que le soubassement servant de caves (cad. AO 172, 173) : inscription par arrêté du 2 mars 1993
Personnages clés
Edouard Varin - Architecte
Concepteur de la halle d’Angoulême.
Origine et histoire
La halle d’Angoulême fut conçue pour répondre à l’encombrement des marchés en plein air, notamment celui situé devant l’hôtel de ville et celui de la place Bouillaud. Dès 1859, le projet d’un nouveau marché couvert fut évoqué, mais sa réalisation ne fut autorisée qu’en 1886, incluant le percement d’une voie d’accès depuis l’hôtel de ville. L’architecte Edouard Varin en assura la direction, optant pour une structure en double corps de bâtiments disposés autour d’une rue centrale couverte, avec des entrées latérales adaptées à la déclivité du terrain.
L’édifice se distingue par son portail en pierre surmonté d’une horloge, élément repris sur la façade opposée. Les colonnes octogonales reposent sur un soubassement en maçonnerie, tandis que les façades combinent briques en losanges en partie basse et un rideau vitré en partie haute, partiellement modifié en 1960 par des tôles de PVC translucide. Une frise en zinc aux armoiries de la ville couronne le chéneau. Les caves, intégrées au soubassement, complètent l’aménagement fonctionnel du marché. Classée Monument Historique en 1993, la halle reste propriété de la commune.
La construction reflète les préoccupations urbaines de la fin du XIXe siècle : hygiène, circulation et embellissement des villes. Les matériaux utilisés (fonte, brique, verre) et les détails décoratifs (horloges, armoiries) illustrent l’alliance entre utilité publique et esthétique architecturale, caractéristique des équipements municipaux de l’époque.