Origine et histoire de la halle
La halle de Bassoues est une construction emblématique du XVIe siècle, classée parmi les « halles-rues » en bois. Située dans le Gers, au centre de la bastide de Bassoues fondée en 1279, elle enjambe la rue principale et servait de lieu pour un marché hebdomadaire et quatre foires annuelles, autorisées en 1521 par le cardinal de Clermont-Lodève, alors archevêque d’Auch. Sa structure, majoritairement en bois, a subi de nombreuses réparations au fil des siècles, notamment après des effondrements partiels comme en 1849 ou en 1901, où une souscription publique fut organisée pour restaurer sa toiture.
L’architecture de la halle repose sur une charpente soutenue par des piliers de bois sur socles de pierre, couvrant une place rectangulaire orientée est-ouest. À son extrémité ouest, des murs de pierre et de colombages délimitent des espaces fermés, tandis que la partie centrale reste ouverte pour la circulation. Un puits circulaire maçonné, situé près de l’extrémité est, témoigne de son usage communautaire. La halle, couverte de tuiles canal, a été inscrite aux monuments historiques en 2004, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale et son rôle historique dans la vie économique locale.
Bassoues, en tant que bastide médiévale, fut fondée en 1279 par l’archevêque d’Auch, Amanieu II d’Armagnac. La création de la halle au XVIe siècle s’inscrit dans une dynamique de développement des échanges commerciaux, typique des bastides occitanes. Les halles de ce type, souvent en bois, étaient vulnérables aux intempéries et aux incendies, expliquant les fréquentes rénovations mentionnées dans les archives. La date de 1768, gravée ou documentée, correspond probablement à l’une de ces campagnes de restauration.
Au XIXe siècle, la halle connut des dégradations majeures, comme l’effondrement de sa charpente en 1849, suivi de réparations urgentes. En 1901, une nouvelle campagne de restauration fut nécessaire pour sauver la toiture, illustrant l’attachement des habitants à ce monument. Son inscription en 2004 comme monument historique a permis de préserver ce témoignage architectural et social, symbole des traditions marchandes et artisanales du Gers.