Fondation de Cologne 1284 (≈ 1284)
Création de la bastide et début de la construction de la halle.
XIIIe siècle
Construction de la halle
Construction de la halle XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la halle et des maisons à couverts.
XVe siècle
Construction de la halle
Construction de la halle XVe siècle (≈ 1550)
Bâtie sur des piliers de pierre aux angles et de bois ailleurs, elle était le lieu d'accueil des foires et des marchés hebdomadaires.
1607
Ajout du campanile
Ajout du campanile 1607 (≈ 1607)
Date portée par la cloche du campanile.
25 avril 1944
Inscription monument historique
Inscription monument historique 25 avril 1944 (≈ 1944)
La halle est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halle : inscription par arrêté du 25 avril 1944
Origine et histoire de la halle
La halle de Cologne (Gers) est un édifice situé sur la place centrale de la bastide, destiné à l'origine aux marchés et aux foires. Cologne est une bastide fondée en 1284 ; la halle et les maisons à couverts qui l'entourent ont pu être élevées peu de temps après cette création. L'édifice, essentiellement en bois, a connu des réfections sans que sa structure générale n'ait été profondément modifiée. Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 25 avril 1944.
La halle présente un plan carré. Au centre se trouve un bâtiment carré à un étage, à colombages et torchis, entouré sur les quatre faces par des toits en appentis couverts de tuiles. La charpente repose sur des pièces de bois équarries et s'appuie sur des piliers de pierre aux angles et sur des piliers de bois ailleurs, ces derniers assis sur des supports de pierre. Le bâtiment central semble avoir été ajouté à une halle primitive ; jusqu'à la Révolution, son rez-de-chaussée a servi de dépôt et son étage de salle de réunion pour le conseil communal. Il est surmonté d'un petit campanile à toit conique, refait ou rajouté ultérieurement ; la cloche porte la date de 1607.
La halle abrite une mesure à grain en pierre du XVe siècle, scellée sur une pierre cylindrique qui servait à dépiquer le grain. Découverte dans un fossé en 1968, elle a été installée sur place la même année. Il s'agit d'un perçage cylindrique dans un bloc de pierre parallélépipédique dont la capacité est d'environ 40 litres, soit l'équivalent de deux mesures en usage avant le XVIIe siècle (la mesure valait 20,02 litres), autrement dit un demi-sac. Avec le cercle métallique aujourd'hui disparu, la valeur atteignait précisément 40,04 litres. Le fond du trou est légèrement incliné vers une ouverture par laquelle le grain s'écoulait, fermé autrefois par un clapet aujourd'hui disparu. Deux crochets métalliques, situés de part et d'autre, permettaient d'accrocher le sac destiné à recevoir le grain, et la partie supérieure porte des encoches pour fixer soit le cercle métallique servant de niveau, soit des boisseaux cylindriques en bois pour augmenter la capacité.