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Halle de Grenade en Haute-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine urbain Halle
Halle de Grenade
Halle de Grenade
Halle de Grenade
Halle de Grenade
Halle de Grenade
Halle de Grenade
Halle de Grenade
Halle de Grenade
Halle de Grenade
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
472 Rue Castelbajac 31330 Grenade

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1290
Fondation de la bastide
1293
Construction des premiers bois
1417
Autorisation royale pour l’horloge
XIVe siècle
Construction du pont de Save
1617
Inventaire consulaire
1668
Acte de reconnaissance
1979
Classement Monument Historique
1992-1993
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Halle (cad. C 722) : classement par arrêté du 5 décembre 1979

Personnages clés

Eustache de Beaumarchais - Sénéchal de Toulouse Fondateur de la bastide en 1290.
Charles VI - Roi de France Autorisa l’horloge publique en 1417.
Moines de Grandselve - Ordre cistercien Initiateurs de la ville et de l’église.

Origine et histoire de la halle

La halle de Grenade, édifiée au centre de la bastide fondée en 1290 par les moines de Grandselve, occupe un carré de 72x74 mètres au croisement des axes principaux. Sa charpente en bois, datée par dendrochronologie de la fin du XIIIe siècle, repose sur 36 piliers octogonaux en brique foraine. La toiture pyramidale, à trois décrochements, abrite un beffroi ajouté au XVIIe siècle servant de tour de guet et d’horloge publique, mentionnée dès 1417 par une autorisation royale.

Dès sa création, la halle remplissait une double fonction : commerciale et administrative. Elle abritait un marché hebdomadaire et deux foires annuelles, avec des loges permanentes pour les marchands (comme la boucherie ou mazel) et une loges des poids et mesures pour contrôler les échanges. À l’étage, la maison commune accueillait les institutions locales (justice, consulat, assemblées) et des greniers à grains. Un inventaire de 1617 confirme son usage consulaire depuis 1305, tandis qu’un acte de 1668 décrit déjà ses 30 piliers (portés à 36 ultérieurement).

La halle a subi des modifications majeures aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment des travaux sur le beffroi (menacé de chute en 1671 et 1773) et l’ajout d’un escalier en bois pour accéder aux étages. Une gravure de 1879 révèle qu’elle était alors ceinte de murets bas. Classée monument historique en 1979, elle a été restaurée en 1992-1993 (sols et piliers). Aujourd’hui, elle reste un lieu central pour les Grenadains, hébergeant le marché du samedi, la foire de la Saint-Luc, et des événements estivaux comme les bals.

Son plan carré et ses dimensions (41 mètres de côté) en font l’une des plus grandes halles médiévales couvertes de France. Les études dendrochronologiques ont révélé que ses bois les plus anciens (résineux et chêne) furent abattus vers 1293, confirmant son lien avec la fondation de la bastide. Le beffroi, surmonté d’un clocheton, était initialement fermé par des pans de bois et bardé de planches. Les étages supérieurs, accessibles par des échelles puis un escalier, servaient de greniers et de réserve pour les archives communales.

La halle symbolise l’essor agricole et commercial de la région, comme en témoigne la charte de 1290 autorisant un marché par semaine. Son rôle judiciaire est attesté par la présence d’un auditoire royal où siégeaient bailli, notaires et consuls. Les registres consulaires du XVIIe siècle mentionnent des réparations régulières (poutres, couverture), soulignant son importance persistante. Aujourd’hui, elle incarne la mémoire collective de Grenade, classée parmi les bastides au plan hippodamien le mieux conservé de France.

Liens externes

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